ePagine_actu 18 / 11 / 2020

collage-de-livres inspiré pour partie des Brèves du l'emission "Le nouvel esprit public"

  • Ces derniers mois, la moitié des gouvernements de la planète faisaient le choix de préférer la santé de leurs populations à la croissance de leurs économies faute d'avoir pris soin de la vitalité de leurs écosystèmes. La leçon est implacable : détruire la Nature est un suicide social et accessoirement une folie économique dont nous n'avons pas les moyens. Ce livre soutient que l'espérance de vie et la pleine santé doivent désormais devenir nos boussoles communes dans ce nouveau siècle.

  • Dès la maternelle, la religion infiltre la vie scolaire et défie l'application de la laïcité. C'est le résultat alarmant de cette enquête de terrain menée partout en France auprès des enseignants et personnels de l'Éducation nationale. Un tableau spectaculaire qui devrait alerter l'opinion publique et les autorités, relançant débats et polémiques.
    Dès la maternelle, la religion infiltre la vie scolaire et défie l'application de la laïcité. C'est le résultat alarmant de cette enquête de terrain sans a priori menée partout en France auprès des enseignants et personnels de l'Éducation nationale, depuis les "dames de cantine" jusqu'aux hauts fonctionnaires du ministère.
    Avec les élèves de toutes confessions, les micro-conflits sont quotidiens, les graves incidents fréquents : salles de prières clandestines, livres retirés des bibliothèques, contournements de la loi sur les signes religieux, absences liées aux cultes, conflits à la cantine, dispenses de sport... Les contenus des enseignements - comme la Shoah ou la théorie de l'évolution - sont contestés. Les textes ou musiques d'inspiration religieuse deviennent délicats à étudier, tout comme la représentation des corps en art. Chaque jour, des professeurs argumentent face à ces mises en cause. D'autres préfèrent renoncer.
    Après avoir longtemps fait l'autruche, l'institution réagit enfin : recensement plus systématique des incidents, soutien aux profs, meilleure formation des futurs enseignants... De même, elle encourage de multiples initiatives avec l'aide du milieu associatif. Cette mobilisation sera-t-elle efficace ?
    Un tableau spectaculaire qui devrait alerter l'opinion publique et les autorités, lançant débats et polémiques.

  • Une terre promise

    Barack Obama

    • Fayard
    • 17 Novembre 2020

    Dans le premier volume de ses mémoires présidentiels, Barack Obama raconte l'histoire passionnante de son improbable odyssée, celle d'un jeune homme en quête d'identité devenu dirigeant du monde libre, retraçant de manière personnelle son éducation politique et les moments emblématiques du premier mandat de sa présidence - une période de transformations et de bouleversements profonds.
    Barack Obama nous invite à le suivre dans un incroyable voyage, de ses premiers pas sur la scène politique à sa victoire décisive aux primaires de l'Iowa, et jusqu'à la soirée historique du 4 novembre 2008, lorsqu'il fut élu 44e président des États-Unis, devenant ainsi le premier Afro-Américain à accéder à la fonction suprême.
    En revenant sur les grandes heures de sa présidence, il nous offre un point de vue unique sur l'exercice du pouvoir présidentiel, ainsi qu'un témoignage singulier sur les ressorts de la politique intérieure et de la diplomatie internationale. Il nous entraîne dans les coulisses de la Maison-Blanche, du Bureau ovale à la salle de crise, et aux quatre coins du monde, de Moscou à Pékin en passant par Le Caire. Il nous confie les réflexions qui l'ont occupé à certains moments cruciaux - la constitution de son gouvernement, la crise financière mondiale, le bras de fer avec Vladimir Poutine, la réforme du système de santé, les différends sur la stratégie militaire des États-Unis en Afghanistan, la réforme de Wall Street, le désastre provoqué par l'explosion de la plateforme pétrolière Deepwater Horizon, et enfin l'opération commando qui a conduit à la mort d'Oussama Ben Laden.
    Une terre promise  est aussi un récit introspectif - l'histoire du pari qu'un homme a lancé à l'Histoire, d'un militant associatif dont la foi a été mise à l'épreuve sur la scène internationale. Barack Obama parle sans détour du défi colossal qu'il lui a fallu relever : être le premier candidat afro-américain à la présidence, incarner "l'espoir et le changement" aux yeux de toute une génération galvanisée par la promesse du renouveau, et devoir à chaque instant prendre des décisions d'une gravité exceptionnelle. Il évoque la façon dont sa vie à la Maison-Blanche a pu affecter sa femme et ses filles, et parle sans fard des moments où il s'est retrouvé en proie au doute et à la déception - sans pour autant renoncer à croire qu'en Amérique le progrès est toujours possible.
    Ce livre puissant et magnifiquement écrit est l'expression de la conviction profonde de Barack Obama : la démocratie n'est pas un don du ciel, mais un édifice fondé sur l'empathie et la compréhension mutuelle que nous bâtissons ensemble, jour après jour.
    Traduit de l'anglais (États-Unis) par Pierre Demarty, Charles Recoursé et Nicolas Richard

  • La philosophie politique et la psychanalyse ont en partage un problème essentiel à la vie des hommes et des sociétés, ce mécontentement sourd qui gangrène leur existence. Certes, l'objet de l'analyse reste la quête des origines, la compréhension de l'être intime, de ses manquements, de ses troubles et de ses désirs. Seulement il existe ce moment où savoir ne suffit pas à guérir, à calmer, à apaiser. Pour cela, il faut dépasser la peine, la colère, le deuil, le renoncement et, de façon plus exemplaire, le ressentiment, cette amertume qui peut avoir notre peau alors même que nous pourrions découvrir son goût subtil et libérateur. L'aventure démocratique propose elle aussi la confrontation avec la rumination victimaire. La question du bon gouvernement peut s'effacer devant celle-ci : que faire, à quelque niveau que ce soit, institutionnel ou non, pour que cette entité démocratique sache endiguer la pulsion ressentimiste, la seule à pouvoir menacer sa durabilité? Nous voilà, individus et État de droit, devant un même défi : diagnostiquer le ressentiment, sa force sombre, et résister à la tentation d'en faire le moteur des histoires individuelles et collectives.

  • La mer et au-delà

    Yann Queffélec

    Elle était qui pour moi ? Ni mon amante ni mon amie, plutôt ma soeur d'affinités.
    Les mêmes démons nous tourmentaient : la famille, la société, la mer, une envie folle de partir loin, elle sur ces voiliers que j'aime tant, mon premier job, et moi de par les mots sans limites qu'elle chérissait comme des voiliers.
    Qui a tué Florence Arthaud le 9 mars 2015 ? Ses démons ? L'alcool ? La misogynie des puissants ? Le hasard d'un accident aérien dans le ciel d'Argentine ? Saura-t-on jamais les secrets de cette Antigone indomptée qui partait en mer défier la chance et les hommes.
    «  Marie ARTHAUD-LINGOIS, née en 1993, dément à la place qui est la sienne les liens d'amitiés avec Florence ARTHAUD dont Yann QUEFFELEC fait état dans son ouvrage. Elle se désolidarise par ailleurs du contenu de cet ouvrage.  »
     

  • "En réunissant ici les chroniques qu'elle a données à Libération, on donne à tous les lecteurs la possibilité de voir comment la psychanalyste et la philosophe a su, dès leur apparition symptômale, déceler les pathologies, les travers, les difficultés que connaît une société, et qui pour se révéler empruntent parfois les voies les plus inattendues." (Robert Maggiori) Toutes les chroniques qu'Anne Dufourmantelle a écrit pour Libération (2015-2017) présentées par Robert Maggiori. Du Taser, à la valeur du travail, des Pokemon ou l'art de l'enfance, on retrouve toute l'acuité et la subtilité qui ont fait son succès.

  • "Oui, "qu'est-ce qu'une nation?" On reprend ici la question posée au XIXe siècle par Ernest Renan en se plaçant dans une perspective résolument planétaire ; une autre manière de faire de l'histoire globale.
    Car rien n'y fait : de la Révolution d'Octobre à la Pandémie de 2020 la nation, qu'on disait moribonde ou -pire- dépassée, est plus vivante que jamais. On ne compte plus, à la surface de la terre, les mouvements de "libération nationale", de l'Écosse à la Catalogne, de la Palestine au Kurdistan. Sans la nation comme clé d'interprétation l'histoire du monde depuis trois siècles serait incompréhensible. Sans elle l'irréductibilité de la Norvège ou de la Suisse, du Brésil ou de l'Afrique du sud resterait opaque. Sans elle le destin des puissances d'aujourd'hui, des États-Unis à la Chine, de l'Inde au Japon, devient illisible. Il n'y a rien de plus mondial que le national.
    On la disait imaginée, voire imaginaire : elle est construite, assurément, mais ni plus ni moins que l'international, le monde ou l'humanité, toutes ces fictions utiles grâce auxquelles -et à cause desquelles- les individus et les sociétés vivent et meurent. Quant à son imaginaire, il touche à l'essentiel, puisqu'il est celui d'une rencontre entre l'identité et la souveraineté : un peuple y devient le Peuple.
    Voilà pourquoi on a beau "déconstruire" la nation tous les matins, elle se reconstruit tous les soirs. Cette résistibilité aux vieilles prophéties religieuses ou laïques, libérales ou marxistes, méritait l'attention. Méritait un livre."
    Pascal Ory

  • En France, seule nation au monde à l'avoir inscrite dans sa devise, l'égalité inspire la République depuis la Révolution, et contribue au progrès de notre pays. Elle n'en reste pas moins un fantasme : les Français surestiment le niveau des inégalités, préfèrent l'égalité apparente à l'égalité réelle et, en s'arc-boutant sur la réduction des inégalités de revenus, négligent le combat de la mobilité sociale. Avec l'égalité, la République fait aux Français une promesse qu'elle ne peut tenir. Il faut donc la repenser et la réinventer, c'est à quoi s'attelle cet ouvrage.

    À l'inverse des autres pays, l'égalité suscite en France des débats passionnés et des prises de position tranchées. Notre système est-il trop inégalitaire, les riches trop riches, les pauvres trop pauvres, la justice sociale trop rare ? Ou faut-il impérativement réduire les dépenses publiques et les prélèvements obligatoires pour faire progresser la prospérité de tous ?

    La réalité ne se retrouve dans aucune de ces caricatures. À chaque grand spasme national - la Libération, Mai 68, les Gilets jaunes -, l'égalité rejaillit avec force sur la scène nationale. Aujourd'hui, avec la crise du coronavirus, l'égalité est mise à mal et le sujet plus présent que jamais. Le monde d'après sera-t-il plus ou moins égalitaire ?

  • De 1954 à 1962, plus d'un million et demi de jeunes Français sont partis faire leur service militaire en Algérie. Mais ils ont été plongés dans une guerre qui ne disait pas son nom. Depuis lors, les anciens d'Algérie sont réputés n'avoir pas parlé de leur expérience au sein de leur famille. Le silence continuerait à hanter ces hommes et leurs proches. En historienne, Raphaëlle Branche a voulu mettre cette vision à l'épreuve des décennies écoulées depuis le conflit.
    Fondé sur une vaste collecte de témoignages et sur des sources inédites, ce livre remonte d'abord à la guerre elle-même : ces jeunes ont-ils pu dire à leur famille ce qu'ils vivaient en Algérie ? Ce qui s'est noué alors, montre Raphaëlle Branche, conditionne largement ce qui sera transmis plus tard. Son enquête suit ensuite les métamorphoses des silences et des récits jusqu'à nos jours. Elle pointe l'importance des bouleversements qu'a connus la société française et leurs effets sur ce qui pouvait être dit, entendu et demandé dans les familles à propos de la guerre d'Algérie. Elle éclaire en particulier pourquoi, six décennies après la fin du conflit, beaucoup d'enfants ont toujours la conviction qu'existe chez leur père une zone sensible à ne pas toucher.
    Grâce à cette enquête, c'est plus largement la place de la guerre d'Algérie dans la société française qui se trouve éclairée : si des silences sont avérés, leurs causes sont moins personnelles que familiales, sociales et, ultimement, liées aux contextes historiques des dernières décennies. Avec le temps, elles se sont modifiées et de nouveaux récits sont devenus possibles.

  • L'entrée de Barack Obama à la Maison-Blanche en 2009 a marqué un tournant dans l'histoire des États-Unis. Il s'est notamment imposé au fil des ans comme un orateur hors pair, et nombre de ses discours demeurent en mémoire. Cette anthologie en rassemble huit. Dans une langue tour à tour déterminée, grave ou encore exaltée, Barack Obama n'a de cesse de réaffirmer son amour et sa confiance en son pays et ses habitants et, quelles que soient les circonstances, de toujours véhiculer un message porteur d'espoir, à l'image de son slogan : Yes, we can !
    "Parce que le plus puissant vocable de notre démocratie, c'est ce "Nous". "Nous, le peuple." "Nous vaincrons." "Oui, nous pouvons." Ce mot, personne ne le possède. Il appartient à tous. Oh, quelle glorieuse mission nous a-t-on confiée, de tâcher sans cesse d'améliorer ce grand pays qui est le nôtre !"

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