Francois Varin

  • En une de ce numéro de printemps, un père et son fils, également maçon et apprenti. Qui de mieux placé pour incarner l'enjeu crucial qu'est la transmission des savoir-faire en ce qui attrait aux métiers d'art liés au bâtiment ? En une vingtaine d'années, le nombre d'artisans québécois aurait chuté de 2500 à 300. Et les apprentis ne se bousculent pas au portillon... Fort heureusement, un dynamisme renouvelé anime le milieu depuis quelques années. Le dossier de ce numéro de printemps nous fait découvrir de quelles façons les efforts investis commencent à porter leurs fruits, notamment grâce à la reconnaissance des artisans par le Conseil des métiers d'art du Québec et par la formation de la relève, avec des projets comme les Chantiers-apprentissage de la Fondation Saint-Roch.

  • Les musées regorgent d'oeuvres d'art et d'objets révélateurs. Grâce à eux, on se souvient de la vie de nos ancêtres, de l'inventivité dont ils ont fait preuve, des savoir-faire qu'ils possédaient, des traditions qu'ils ont perpétuées, des événements qui les ont marqués. Avec ce numéro d'hiver, Continuité a voulu nous faire découvrir quelques-uns de ces artéfacts en demandant à 22 institutions muséales de partout au Québec de lever le voile sur leurs objets les plus intéressants. Hors dossier, un bilan du chemin parcouru depuis la reconnaissance du Vieux-Québec comme site du patrimoine mondial, il y a 30 ans, un article sur l'acquisition par la Ville de Mascouche du manoir seigneurial qui se trouve sur son territoire et une chronique sur la restauration de la carte polaire du capitaine Bernier, ce grand explorateur du Nord.

  • On lui reproche d'être gris et froid. Pourtant, le béton possède de nombreuses qualités qui ont persuadé les bâtisseurs de l'ère industrielle de l'adopter. Ce qui les a conquis? Sa résistance, son caractère ignifuge, la variété de formes qu'il pouvait adopter et la simplicité de sa mise en place. En plus d'être solide et économique, le béton a provoqué la création de nouveaux styles inscrits dans le mouvement moderne. Par sa popularité et son caractère unique, il a considérablement influencé le développement des villes, de l'architecture et même de l'art public. Ce numéro de Continuité espère redorer le blason de ce matériau qui mérite soin et reconnaissance.

  • Pour plusieurs communautés, la mise en valeur du patrimoine - paysages, traditions, produits du terroir, architecture - permet d'attirer les visiteurs. Mais pour contrer la désertification des lieux, l'exode des jeunes, il faut l'idée d'un milieu, un projet, une fierté. Le numéro de printemps de ­Continuité­ laisse donc la parole à quelques porteurs d'identité afin qu'ils dévoilent les ingrédients de leur succès. Un texte fort à propos du conteur Fred Pellerin, grand ambassadeur du patrimoine immatériel de son village de Saint-Élie-de-Caxton, pose les balises d'une incontournable réflexion identitaire. Puis, nous découvrons les stratégies gagnantes de valorisation du patrimoine de villes comme Baie-Saint-Paul ou Saint-Camille, de régions comme la MRC de Bellechasse et la Gaspésie, en passant même par le multiculturel quartier Mile-End de Montréal.

  • Les toponymes servent, bien sûr, à situer et à orienter. Mais s'ils constituent un patrimoine, c'est parce qu'ils ont pour autre objectif de témoigner, de commémorer. Ils parlent du territoire et rappellent le passé. Au fil du temps, nos ancêtres ont créé un riche héritage qui mérite d'être célébré et exploré avec curiosité. Le dossier du numéro d'hiver de Continuité, « Patrimoine toponymique. S'inscrire dans le territoire », cherche à le mettre en valeur en faisant découvrir des appellations remarquables, dont certaines carrément insolites. Mais ce n'est pas tout. Nous avons la responsabilité collective de continuer à nommer les lieux. Or, pour mener à bien cette mission, il faut connaître l'état de la situation, s'interroger sur le legs que nous souhaitons transmettre aux générations futures et mettre en place de bonnes pratiques. Dans cette optique, le dossier de Continuité explore aussi les enjeux actuels touchant ce patrimoine, comme les tendances qui se dessinent sur le terrain, les questions entourant les changements d'appellations et les gestes posés pour corriger certains oublis du passé.

  • Si vous avez parcouru les routes du Québec cet été, vous avez certainement remarqué le florilège de bâtiments secondaires qui émaillent nos paysages ruraux : granges, étables, porcheries, hangars, fournils, silos, forges, fumoirs... De même, vous avez sûrement rencontré des croix de chemin, grottes, chapelles de procession et autres expressions d'une foi actuelle ou passée. De ces patrimoines, qu'on qualifie souvent de petits, on devrait surtout retenir le caractère essentiel. Ils participent à la spécificité de nos paysages, en plus de témoigner de modes de vie et de savoir-faire d'autrefois. Mais comme tous ne perçoivent pas l'importance de ces repères visuels et identitaires, nous avons décidé de l'exposer dans le dossier de notre numéro d'automne. Devant la disparition graduelle de ces éléments distinctifs, il devient urgent de susciter la volonté de les préserver.

  • À l'heure de l'urbanisme participatif et tactique, le dossier du numéro d'automne de la revue Continuité se penche sur les liens entre patrimoine et participation citoyenne. Le magazine explore le rôle que chacun peut jouer dans la préservation de notre héritage collectif et de la qualité de nos milieux de vie, mais aussi, sur la manière d'amener monsieur et madame Tout-le-monde à passer à l'action. Car, en patrimoine, la participation citoyenne prend diverses formes : une communauté se mobilise pour sauver un bâtiment qui lui tient à coeur ou pour dénoncer un projet qu'elle juge inapproprié, des gens s'impliquent dans un processus de consultation publique ou un projet de codesign, des voisins décident d'animer un espace vacant de leur quartier. Dans les autres rubriques, découvrez des faits surprenants de l'histoire des Augustines de l'Hôpital général de Québec et voyez comment une rare harpe-cithare a été restaurée.

  • Dans son édition hivernale, Continuité s'intéresse à l'avenir du patrimoine bâti. Alors que la Loi sur le patrimoine culturel fête son cinquième anniversaire et que le gouvernement travaille au renouvellement de sa politique culturelle, la Table de concertation des acteurs nationaux en patrimoine bâti du Québec a organisé un grand sommet cet automne. Son objectif ? Réunir les forces vives du milieu afin de partager des expériences, de dresser un état des lieux, d'identifier les enjeux actuels du domaine et de proposer des actions pour l'avenir. Continuité profite de l'occasion pour rendre hommage à ces organismes et explorer avec eux le contexte dans lequel ils oeuvrent à la sauvegarde et à la mise en valeur de notre héritage bâti. Également au sommaire, une chronique sur la sauvegarde par la Société d'histoire de Charlevoix de la forge Riverin à La Malbaie, et une enquête sur le patrimoine immatériel de la MRC des Basques.

  • Le numéro d'hiver du magazine Continuité propose de regarder de près ce qui se passe à l'échelle locale sur le plan de la préservation du patrimoine bâti. Comment réussir à préserver les bâtiments significatifs dans nos communautés ? De quels moyens les villes disposent-elles pour ce faire ? Quels ingrédients catalysent les forces en présence ou font cruellement défaut ? Le dossier aborde ces questions, en plus de les ancrer dans la réalité en donnant plusieurs exemples d'initiatives inspirantes mises en oeuvre par des municipalités autant que par des citoyens. Également, Anne-Sophie Desprez, gagnante de la bourse d'écriture Première Ovation - Patrimoine 2019 de la Ville de Québec, propose une réflexion sur le traitement médiatique du patrimoine. La chronique Conservation raconte l'histoire d'un baril jeté à la mer en 1910 et les interventions réalisées sur une des lettres qui s'y trouvaient. Enfin, la chronique Point de mire aborde la question des paysages culturels patrimoniaux.

  • Ce printemps, le magazine Continuité vous invite à revisiter la cabane à sucre ! Bien que les produits de l'érable se dégustent désormais à l'année, le temps des sucres reste fortement ancré dans les traditions printanières. Ce numéro explore les retombées d'une éventuelle entrée officielle du patrimoine acéricole dans le patrimoine immatériel du Québec. Il s'intéresse aussi à la production traditionnelle qui pourrait bientôt être remise en valeur par des appellations réservées. Le dossier suit également l'évolution du repas de cabane à sucre et l'intérêt qu'il suscite en gastronomie et dans le milieu de la recherche. Enfin, il est question de la place du patrimoine dans la mise en marché des produits de l'érable. Retrouvez aussi au sommaire des chroniques sur les vitraux, les fours à pain, la restauration de la cloche Marguerite-Michel de l'église de Saint-Denis-sur-Richelieu et le patrimoine et les inondations, entre autres.

  • Les temps sont durs. Pour la langue française, dont la désaffectation actuelle rime avec « la dévaluation de l'écrit et de la parole réfléchie ». C'est ce que déplore l'ancien professeur de littérature et écrivain Jean Larose dans son recueil Essais de littérature appliquée. Les temps sont durs aussi pour la poésie qui, selon Robert Melançon dans son essai Pour une poésie impure, n'a tout simplement « plus d'existence publique ». Du côté des essais politiques, cette édition des Cahiers de lecture désigne Ismaël contre Israël d'Esther Benfredj comme un incontournable. Trois livres parus en 2015 portant sur les Patriotes et leur rébellion de 1837, comme Brève histoire des Patriotes de Gilles Laporte, sont aussi au sommaire, ainsi que des ouvrages traitant de l'indépendance, comme La souveraineté en héritage de Jacques Beauchemin.

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