Romance

  • Hôtel de la plage

    Aline Tosca

    • Ska
    • 1 Février 2016


    Une chambre d'hôtel, des lumières, des sensations, et des sentiments qui fuient comme du sable entre les doigts.

    « Ce jour venu avec cette nouvelle histoire, vous vous souvenez des mots du mal, le sien, sauf qu'il n'y a pas prescription, tout à coup ce sont vos mots et la douleur, c'est la vôtre. Chacune à notre tour, nous devenons Carine. Un homme merveilleux nous abandonne ou nous trompe, pour une autre, avec une autre. Et parce que cette autre est neuve, qu'elle n'a pas d'histoire, que le goût de sa peau, l'idée de sa peau sont encore inconnus, parce qu'elle devient la proie, la conquête, elle n'est pas forcément belle, non, elle est nouvelle, mais bientôt elle ne le sera pas aussi longtemps qu'elle le souhaite, et elle deviendra Carine, puis Éva, puis Carine, puis Éva... »

    Une écriture élégante comme les dorures de l'hôtel luxueux qui abrite leurs amours éphémères, mélancolique comme le temps qui sépare ces êtres dopés au bonheur sans lendemain. Des sentiments à marée basse...

  • Le 5e Mur

    Hafed Benotman

    • Ska
    • 1 Décembre 2015

    Le testament de Murdos, alias Abdel Hafed Benotman dit l'Athégriste Hafed Benotman tel qu'en lui même, dévoile ses colères, ses passions, pose son regard d'une noire lucidité sur le monde carcéral et politique, sur la vie, les femmes... Un livre testament. Témoignage d'un repris de justice. Un essai sincère et lucide EXTRAIT Pourquoi un petit marginal comme moi irait se réinsérer dans une société aussi grandement criminelle que la vôtre ? Pour partager avec vous vos crimes collectifs ? À vue de nez sur toute cette puanteur : Non merci ! Je n'ai pas encore de sang sur les mains et toujours pas de merde plein la bouche ! La réinsertion ? C'est de la collaboration par la soumission A PROPOS DE L'AUTEUR Né en 1960 à Paris, Hafed Benotman est le dernier enfant d'une famille nombreuse débarquée d'Algérie dans les années 50 et installée en plein Paris. Enchaînant mal de vivre et vicissitudes diverses, il tombe dans le banditisme qui le conduira en prison durant 14 ans au total. Libéré en 1999, il poursuit son action militante anti-carcérale et crée un journal « L'envolée » envoyé aux détenus. Parfois acteur de cinéma, de théâtre et de télévision, il se consacre principalement à l'écriture de polars qu'il publie chez Rivages. En 2003, il publie un roman autobiographique Éboueur sur échafaud (Rivages) qui décrit avec beaucoup de verve cette partie de sa vie. Il écrit aussi de la poésie, des chansons, du théâtre. Il anime des ateliers d'écriture et de théâtre. Acteur pour le cinéma, Hafed Benotman a tenu un second rôle dans Carrément à l'ouest de Jacques Doillon et dans la série policière Central nuit. Il a reçu en 2010 le Grand Prix du meilleur scénariste pour une de ses nouvelles Le maître des mots. En 2011, le film Sur la planche, de Leila Kilani, dont il est le co-scénariste, a été sélectionné à la Quinzaine des Réalisateurs du festival de Cannes. Hafed nous a quittés le 20 février 2015.

  • Sous la carapace

    Aline Baudu

    • Ska
    • 1 Décembre 2016

    Cachée derrière les couches de graisse, il reste une âme. Réfugiée dans sa clinique d'amaigrissement, elle revit. En quelques pages, Aline Baudu nous fait partager les affres des êtres nés en dehors des canons de beauté dominants. Parfois leur poids est proportionnel à leur mal être. Maigrir, une injonction capitale, porteuse de souffrances et de joies paradoxales. Une nouvelle captivante abordant sans détours la complexité de la situation des personnes en surpoids. EXTRAIT Au début je voulais pas venir. Le docteur m'a dit que ça pourrait devenir dangereux si je continuais comme ça, qu'il fallait s'occuper du problème. Et les enfants ? « On saura bien se débrouiller ». Je ne vivais plus. J'ai commencé par un médicament. Aujourd'hui j'en avale 22. Je survis. Et je pèse 120 kilos. Je suis un problème ambulant pour mes enfants, mon ex-mari, ma famille, mes amis. Je suis devenu un poids mort. À PROPOS DE L'AUTEUR Aline Baudu est curieuse des personnes qu'elle peut rencontrer. Elle aime surtout leurs aspérités. Dans ses écrits, elle évoque le quotidien, les gens et leurs failles. Son premier texte court, elle l'a rédigé en cours d'Anglais à 16 ans. Peu inspirée par les sujets de dissertation, elle a imaginé une histoire. N'excellant guère dans la langue de Shakespeare, elle se contenta de la formule « sujet-verbe-complément », d'une conjugaison au présent et d'un vocabulaire sans fioriture. Style qui finalement caractérise ses nouvelles. Résultat : elle a eu la meilleure note de la classe. Ce qui inconsciemment a du l'encourager... Elle pratique également la photographie. Seule activité avec l'écriture qu'elle peut réaliser avec ses mains anormalement petites pour une adulte. Elle écrit quand elle a envie, quand c'est le moment, quand elle peut. Bref, n'attendez pas de ses nouvelles !

  • Sanctus

    Manon Torielli

    • Ska
    • 1 Février 2016


    Au carrefour, il attend depuis des mois le retour de celui qui l'abandonné... une âme sensible en est émue.

    « Cracovie pue réellement, surtout l'été. Une odeur de tous les diables. Pas seulement les gaz d'échappement des automobiles souvent mal réglées. Pas seulement les fumées des usines que le vent rabat parfois vers la ville. Il y a aussi l'odeur de la pisse humaine en particulier ; celle des chiens, c'est différent, peut-être parce que les chiens mangent à peu près tous la même chose, chiens de riches ou chiens errants ; surtout les chiens errants, d'ailleurs. »

    Tout en sensibilité et en demi-teinte, l'écriture de Manon Torielli, sans aucun pathos, fait merveille dans l'évocation de cette fidélité canine.

  • Trophées

    Eva Scardapelle

    Il est des trophées qui témoignent d´une vengeance libératrice...











    AU BOUT DE QUELQUES INSTANTS, j´entends sa respiration et le claquement de ses sandales sur le sol carrelé. Il s´arrête devant « notre » cabine, jette des regards à gauche et à droite, et entre rapidement. Cela me fait rire, adossée contre le mur, les mains derrière le dos comme une collégienne. La couardise est leur point commun à tous.


    Il pousse le verrou et me regarde. Je lui souris. Il me dit « tu me plais ».









    Du rose soutenu avec du noir dedans, Eva Scardapelle nous entraîne dans une histoire plombée par un passé que l´héroïne interpelle pour s´en libérer d´une manière saignante. Bluffant !

  • Face au mur

    Fabienne Rivayran

    Elle traque le monstre qui l´a détruite. Entre certitude et doute, les affres d´une femme qui veut briser un cauchemar.






    Je l´ai suivi pour en avoir le coeur net. Je l´ai suivi pour faire taire la voix dans ma tête. La même voix. Les mots. Les mêmes mots. Dans ma tête dansent les mêmes mots. Sans répit, dans ma tête une boucle sonore, ronde, ronde, une voix, quelques mots, dans mes oreilles, sans répit. Je ne suis plus sûre de rien. Je suis pourtant sûre de ça. Cette voix, la même. Ces mots, les mêmes. « Je peux vous aider ? » Fabienne Rivayran dépeint avec une grande subtilité les ravages du silence sur une victime qui finit par se révolter.

  • Robot, mon amour Nouv.

    Robot, mon amour

    Pascal Pratz

    • Ska
    • 1 Mai 2021

    Puis la sexualité fut livrée entre les mains de spécialistes de l'amour numérique. Mais les humains recherchaient autre chose... au-delà du plaisir...


    Dans le cadre du programme planétaire de relations amicales au sein de l'entreprise, j'ai été invité aujourd'hui à rencontrer Conrad qui, comme moi, travaille à la World Entreprise III, à Paris, soit deux cents kilomètres de chez moi. L'entrevue a commencé dans le banal, on a parlé boulot, vie ordinaire, goûts artistiques, jusqu'au moment où il se lâche sur son intimité.
    - T'as déjà vu, sur Canal 12 avec quoi les mecs baisaient dans le temps ?
    - La chaîne nostal ?
    - Ouais. T'as déjà vu leurs docus sur le sexe autrefois et spécialement les images sur leurs poupées silicone ?
    - Non, j'avoue.
    - C'est à se demander comment ils pouvaient bander avec ça...
    - Et toi, donc, tu t'es payé un nouveau jouet.
    - Oui, bien deviné.
    - Elle est comment ?
    - Parfaite. T'as pas idée. Tu veux voir ?
    - Ben... ouais, c'est tentant. [...]


    A la cyber-baise, même bien imitée, il manque quelque chose. Quoi ? Le héros ne met pas le doigt dessus, alors il cherche... et se donne à fond à sa recherche. Enfin, si vous voyez ce qu'on veut dire...

  • « Homme libre, toujours tu chériras la mer... » : 150 vaguelettes d'intelligence et de poésie en guise de réponses à l'injonction du poète...
    « La lune a le même diamètre qu'un joli cul de femme fantasmée par une nuit d'ivresse au bord d'une mer claire.
    - Je me mélangeais à l'air, à la terre, à la mer, quand j'étais gosse, rien qu'en fermant les yeux, tout nu, pendant la sieste quelque part en Sardaigne, derrière les volets fermés aux cigales soules...
    - La lune a le même diamètre qu'un joli cul de femme fantasmée par une nuit d'ivresse au bord d'une mer claire. »

    José Noce récidive. Après « 100 doses de bonheur pour s'envoyer au ciel » il nous livre ses réflexions en forme d'aveux énamourés pour la mer, celles qu'il a connu lors de ses voyages et celles qui le font rêver. A lire sous le parasol, un verre de limoncello à portée de gosier...

  • Silences

    Chantal Vattan

    • Ska
    • 1 Mai 2017

    Descente en enfer schizophrénique où l'enfermement en soi le dispute à la menace de l'Autre... Une introspection terrifiante ! Je m'apaise sous l'eau chaude. Sous les douches répétées, mon corps disparaît pour se mélanger à l'eau qui coule. Parfois je vois des morceaux entiers qui s'engouffrent dans la bonde. Je ferme les yeux, retiens ma respiration. Le flot brûlant fabrique une nouvelle enveloppe. Je dois m'y habituer. Je mentalise chaque organe sous la peau. Il ne faut pas que je pense au ventre, sinon je dois tout recommencer. Je m'attarde sous mes globes oculaires. Dernier bastion de recensement. C'est un lieu stratégique. Je contrôle l'arrivée des images. Je peux enfin fermer l'arrivée d'eau. Chantal Vattan nous donne deux nouvelles d'une grande maitrise illustrant un talent consommé de nouvelliste noire, très noire. EXTRAIT DE JOURNAL SANS BORD Autrefois je regardais mes pieds. Je travaillais à seize minutes de chez moi. Je partais tôt le matin. M'enveloppais dans un manteau de toile plus ou moins épais et traversais la rue Flaubert et le square des Lilas. Mes pieds n'avançaient qu'avec la force de mes yeux. Si, pour une raison majeure, je regardais ailleurs, mon corps arrêtait la marche. Figée dans un milieu hostile, je devais alors recharger les forces souterraines derrière mes globes oculaires. J'ai toujours réussi. Mais, du fond du gouffre, sourdait la hantise d'un échec. La peur de rester figée jusqu'à l'arrivée d'une foule agitée. J'arrivais en avance et m'enfermais dans mon bureau. Je faisais mon travail. Mon patron acceptait de glisser les dossiers sous ma porte. Mes devis étaient nets et précis. J'étais efficace et rapide. Je partais du bureau la dernière. Je ne croisais personne. À PROPOS DE L'AUTEUR Chantal Vattan est née en 1959 et a exercé différentes professions dans le domaine du soin et de la relation. Elle écrit des poèmes et des nouvelles qui tournent toujours autour de la fragilité et de l'errance. Elle pense que c'est peut-être sa musique et elle travaille le souffle...


  • Quand l'esprit fait l'amour... cela enfante des petits bonheurs qui tiennent en une phrase.

    « Succulent petit cul rond doucement cambré sous les dents.
    Les entorses aux interdits permettent de bien prendre son pied.
    Les sillons les plus fertiles innervent le champ de l'oreiller...
    Il faut parfois faire sortir l'étreinte de ses rails. »
    L'amour sous toutes ses formes, sous toutes ses coutures, au fil rose d'une fantaisie joyeuse, en quelques mots choisis pour chaque situation... Les points de suspension vous mènent dans le champ des rêves, du sourire voire du rire. À lire sans modération. À déguster, à partager. Une dose par jour et plus si la morosité persiste.

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