Seuil

  • « Souviens-toi, maman : nous étions tes enfants. »

    C.K.

    C'est l'histoire d'une grande famille qui aime débattre, rire et danser, qui aime le soleil et l'été.

    C'est le récit incandescent d'une femme qui ose enfin raconter ce qui a longtemps fait taire la familia grande.

    Camille Kouchner, 45 ans, est maître de conférences en droit. La Familia grande est son premier livre.

  • PRIX MEDICIS 2020

    Adélaïde vient de rompre, après des années de vie commune. Alors qu'elle s'élance sur le marché de l'amour, elle découvre avec effroi qu'avoir quarante-six ans est un puissant facteur de décote à la bourse des sentiments. Obnubilée par l'idée de rencontrer un homme et de l'épouser au plus vite, elle culpabilise de ne pas gérer sa solitude comme une vraie féministe le devrait. Entourée de ses amies elles-mêmes empêtrées dans leur crise existentielle, elle tente d'apprivoiser le célibat, tout en effectuant au mieux son travail dans une grande maison d'édition. En seconde partie de vie, une femme seule fait ce qu'elle peut. Les statistiques tournent dans sa tête et ne parlent pas en sa faveur : « Il y a plus de femmes que d'hommes, et ils meurent en premier. »
    À l'heure de #metoo, Chloé Delaume écrit un roman drôle, poignant, et porté par une écriture magnifique.

  • De livre en livre, Ivan Jablonka ouvre des voies nouvelles. Avec une audace et une créativité peu communes, il invente ses sujets et ses formes. Après Laëtitia, après En camping-car, il explore sa « garçonnité » dans les années 1970-1980, s'interrogeant sur le « nous-garçons » et les frontières incertaines entre masculin et féminin.
    De sa famille au service militaire en passant par l'école, il raconte sa formation au fil d'une enquête souvent poignante, parfois drôle - toujours passionnante - où beaucoup pourront se reconnaître. Car cette « autobiographie de genre » dévoile une intimité à la fois individuelle, sociale et politique : l'histoire d'une génération. Avec une honnêteté troublante, Ivan Jablonka analyse le « malaise dans le masculin » qui fut le sien, restituant le vif et l'éclat de l'enfance dans ses enthousiasmes, ses émois et ses peines.

  • La vie en relief Nouv.

    « Je n'ai pas l'impression d'avoir été enfant, adolescent, homme d'âge mur, puis vieux. Je suis à la fois enfant, adolescent, homme d'âge mûr, et vieux. C'est sans doute un peu idiot. Mais ça change tout. »

    Être riche, à chaque époque de notre existence, de tous les moments qu'on a vécus, qu'on vit, qu'on vivra encore : c'est cela, la vie en relief. Voir ses souvenirs et ses sensations non pas additionnés les uns aux autres, mais comme démultipliés, à l'infini. Vivre comme si c'était la première fois. Trouver de la beauté dans l'ordinaire des choses. Aimer vieillir, écouter le bruit du temps qui passe. Ce livre est un aboutissement : celui d'une carrière, celui d'une vie d'homme. Certainement un des plus grands livres de Philippe Delerm.

    Inventeur d'un genre dont il est l'unique représentant, l'« instantané littéraire », Philippe Delerm s'inscrit dans la lignée des grands auteurs classiques qui croquent le portrait de leurs contemporains, tels La Fontaine ou La Bruyère. Il est l'auteur de nombreux livres à succès, dont La Première Gorgée de bière, Je vais passer pour un vieux con ou Sundborn ou les Jours de lumière (prix des Libraires, 1997).

  • Greg et sa famille partent en road-trip à travers le pays. C'est l'aventure de leur vie !

    Mais les choses prennent une tournure... inattendue, et ils se retrouvent coincés dans un camping pas franchement paradisiaque.

    Quand l'orage arrive et que l'eau commence à monter, les Heffley se demandent s'ils pourront sauver leurs vacances, ou s'il est déjà trop tard...

  • Il était une fois, dans un grand bois, une pauvre bûcheronne et un pauvre bûcheron.
    Non non non non, rassurez-vous, ce n'est pas Le Petit Poucet ! Pas du tout. Moi-même, tout comme vous, je déteste cette histoire ridicule. Où et quand a-t-on vu des parents abandonner leurs enfants faute de pouvoir les nourrir ? Allons...
    Dans ce grand bois donc, régnaient grande faim et grand froid. Surtout en hiver. En été une chaleur accablante s'abattait sur ce bois et chassait le grand froid. La faim, elle, par contre, était constante, surtout en ces temps où sévissait, autour de ce bois, la guerre mondiale.
    La guerre mondiale, oui oui oui oui oui.
    J.-Cl. G.
    Prix spécial du jury du prix des Libraires 2019.
    Prix des lecteurs L'Express/BFMTV 2019.

  • « Un ultime épisode qui bouleversera les lecteurs de Philip Kerr. » The Guardian

    Berlin, 1928. Les corps de quatre prostituées sont retrouvés massacrés dans le même quartier. Bernie Gunther, jeune flic idéaliste à la brigade des moeurs est invité à rejoindre le chef de la Kripo pour enquêter sur cette sinistre affaire.

    Alors que ces meurtres laissent la population indifférente, le père de l'une des victimes, un chef de la pègre très influent, est prêt à tout pour se venger de l'assassin de sa fille.

    Dès lors qu'une nouvelle vague de victimes, des vétérans de guerre handicapés, déferle sur la ville, Bernie est confronté au silence imposé par la voix montante du nazisme.

    Une première enquête aux allures de course contre la montre dans un Berlin sous tension, à la veille de la Seconde Guerre mondiale.

  • Milos vit sa jeunesse, ses études de paléontologie et ses amours à Antibes, sous l'emprise de deux peintres mythiques, Pablo Picasso et Nicolas de Staël, réunis au musée Picasso, dans le château érigé face à la Méditerranée.

    Picasso a connu à Antibes des moments paradisiaques avec la jeune Françoise Gilot, alors que Nicolas de Staël se suicidera en sautant de la terrasse de son atelier, à deux pas du musée. Ces deux destins opposés - la tragédie précoce d'un côté, la longévité triomphante de l'autre - obsèdent Milos. Le jeune homme possède un regard envoûtant, d'un bleu mystérieux, quasi surnaturel, le contraire du regard fulgurant et dominateur de Picasso. Les yeux de Milos vont lui valoir l'amour des femmes et leur haine.

    Le nouveau roman de Patrick Grainville est l'aventure d'un regard, de ses dévoilements hallucinants, de ses masques, de ses aveuglements. C'est le destin d'un jeune paléontologue passionné par la question de l'origine de l'homme. Milos, l'amant ambivalent, poursuit sa quête du bonheur à Antibes, à Paris, en Namibie, toujours dans le miroir fastueux et fatal de Pablo Picasso et de Nicolas de Staël.

  • PRIX INTERALLIE 2020

    « Les faits. Le peu qu'on en a su pendant des mois. Ce qu'on a cru savoir. Les rumeurs, les récits. Sur ce meurtre, longtemps, l'unique certitude fut la météo. Ce samedi-là, il a fait beau. Dans les commerces et sur les parkings des hypermarchés, on pointait le ciel, on parlait d'été indien. Certains avaient ressorti leur bermuda et leurs tongs. Ils projetaient d'organiser des barbecues dans leur jardin.
    L'agresseur, a-t-on assuré, s'est introduit dans la maison de l'impasse en plein jour. On ignore à quelle heure. Pour trancher, il faudrait disposer du rapport du policier qui a dirigé les investigations. Malheureusement, quatorze mois après les faits, il ne l'a toujours pas rendu. »
    Face à l'opacité de ce fait divers qui l'a touchée de près - peut-être l'oeuvre d'un serial killer -, Irène Frain a reconstitué l'envers d'une ville de la banlieue ordinaire. Pour conjurer le silence de sa famille, mais aussi réparer ce que la justice a ignoré. Un crime sans importance est un récit taillé comme du cristal, qui mêle l'intime et le social dans des pages tour à tour éblouissantes, drôles ou poignantes.

  • - 57%

    Frère d'âme

    David Diop

    Un matin de la Grande Guerre, le capitaine Armand siffle l'attaque contre l'ennemi allemand. Les soldats s'élancent. Dans leurs rangs, Alfa Ndiaye et Mademba Diop, deux tirailleurs sénégalais parmi tous ceux qui se battent alors sous le drapeau français. Quelques mètres après avoir jailli de la tranchée, Mademba tombe, blessé à mort, sous les yeux d'Alfa, son ami d'enfance, son plus que frère. Alfa se retrouve seul dans la folie du grand massacre, sa raison s'enfuit. Lui, le paysan d'Afrique, va distribuer la mort sur cette terre sans nom. Détaché de tout, y compris de lui-même, il répand sa propre violence, sème l'effroi. Au point d'effrayer ses camarades. Son évacuation à l'Arrière est le prélude à une remémoration de son passé en Afrique, tout un monde à la fois perdu et ressuscité dont la convocation fait figure d'ultime et splendide résistance à la première boucherie de l'ère moderne.
    Né à Paris en 1966, David Diop a grandi au Sénégal. Il est actuellement maître de conférences à l'université de Pau.

  • La 13e aventure de Bernie Gunther !
    Munich, 1957. Bernie Gunther a désormais une nouvelle identité, Christof Ganz, et met son expérience de policier au service d'une compagnie d'assurances après avoir quitté son poste à la morgue.
    On l'envoie à Athènes, où un bateau appartenant à Siegfried Witzel, un ancien soldat de la Wehrmacht, a coulé. Flanqué d'un assistant peu téméraire, Bernie a tout juste le temps de rencontrer l'Allemand que ce dernier est retrouvé mort.
    Lorsque Bernie découvre que le bateau a appartenu à un Grec juif déporté à Auschwitz, il comprend que ce n'était pas un accident.
    Et le voici plongé une fois de plus dans les heures sombres de la Seconde Guerre mondiale...
    Philip Kerr (1956-2018) a étudié le droit à l'université de Birmingham et la philosophie en Allemagne. Auteur de plus de trente livres – dont plusieurs pour la jeunesse – acclamés dans le monde entier, il a reçu l'Ellis Peters Historical Dagger de la Crime Writers' Association en 2009 et plusieurs Shamus Awards.

  • « Quiconque cherche l'origine de quelque chose est aussi à la recherche de sa propre origine. »

    C'est l'une des créatures les plus énigmatiques du règne animal. Omniprésente depuis la nuit des temps (dans toutes les mers du globe, dans la mythologie, la Bible, l'Égypte ancienne, la littérature et d'innombrables cultures de par le monde, du Japon à la Scandinavie en passant par le pays basque), l'anguille ne cesse pourtant de se dérober à notre compréhension. Comment se reproduit-elle ? Pourquoi retourne-t-elle à la fin de son existence à son lieu d'origine, la mer des Sargasses, au large des Bermudes - où nul être humain cependant n'a jamais réussi à la voir ? Aristote croyait qu'elle naissait spontanément de la vase ; Sigmund Freud commença sa carrière en disséquant des centaines d'anguilles afin de dénicher leurs organes reproducteurs - en vain. Et aujourd'hui encore, « la question de l'anguille » demeure en grande partie irrésolue.

    Patrik Svensson a passé son enfance à pêcher l'anguille, avec son père. La nuit, en silence, pendant des heures, ils attendaient de sentir vibrer le mystère au bout de leur ligne plongée dans les profondeurs des rivières et des lacs. Au point que cet animal, source de fascination autant que d'effroi, est devenu pour lui un totem - le symbole de tout ce qui demeure hors de notre portée, et à quoi pourtant nous accordons notre foi.

    En mêlant la grande aventure scientifique, écologique, et le récit intime, L'Évangile des anguilles dévoile un pan de cet autre mystère, que chacun porte en soi : celui de nos propres origines et du sens même de la vie.

    Patrik Svensson, né en 1972, a grandi dans une petite ville du nord-ouest de la Scanie, dans le sud de la Suède, non loin de ce qu'on appelle souvent « la côte des anguilles ». Passionné dès son enfance par le monde naturel et animal, il a fait des études de littérature puis est devenu journaliste, spécialisé dans les arts, la culture mais aussi la recherche scientifique. Best-seller traduit dans plus de 30 pays et lauréat du prix August, le « Goncourt » suédois, L'Évangile des anguilles est son premier livre.

  • Comment empêcher les hommes de bafouer les droits des femmes ? En matière d'égalité entre les sexes, qu'est-ce qu'un " mec bien " ? Il est urgent aujourd'hui de définir une morale du masculin pour toutes les sphères sociales : famille, entreprise, religion, politique, ville, sexualité, langage. Parce que la justice de genre est l'une des conditions de la démocratie, nous avons besoin d'inventer de nouvelles masculinités : des hommes égalitaires, en rupture avec le patriarcat, épris de respect plus que de pouvoir. Juste des hommes, mais des hommes justes.
    Ivan Jablonka est historien et écrivain. Il a notamment publié Histoire des grands-parents que je n'ai pas eus (prix du Sénat du livre d'histoire 2012), Laëtitia ou la fin des hommes (prix Médicis 2016) et En camping-car (prix France Télévisions 2018). Ses livres sont traduits en douze langues.

  • Traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Marc Amfreville
    Pendant des années, les rumeurs les plus folles ont couru sur " la Fille des marais " de Barkley Cove, une petite ville de Caroline du Nord. Pourtant, Kya n'est pas cette fille sauvage et analphabète que tous imaginent et craignent.
    A l'âge de dix ans, abandonnée par sa famille, elle doit apprendre à survivre seule dans le marais, devenu pour elle un refuge naturel et une protection. Sa rencontre avec Tate, un jeune homme doux et cultivé qui lui apprend à lire et à écrire, lui fait découvrir la science et la poésie, transforme la jeune fille à jamais. Mais Tate, appelé par ses études, l'abandonne à son tour.
    La solitude devient si pesante que Kya ne se méfie pas assez de celui qui va bientôt croiser son chemin et lui promettre une autre vie.
    Lorsque l'irréparable se produit, elle ne peut plus compter que sur elle-même...
    Delia Owens est née en 1949 en Géorgie, aux Etats-Unis. Diplômée en zoologie et biologie, elle a vécu plus de vingt ans en Afrique et a publié trois ouvrages consacrés à la nature et aux animaux, tous best-sellers aux USA.
    Là où chantent les écrevisses est son premier roman. Phénomène d'édition, ce livre a déjà conquis des millions de lecteurs et poursuit son incroyable destinée dans le monde entier. Une adaptation au cinéma est également en cours.
    " Un roman à la beauté tragique. " The New York Times Book Review
    " Une histoire déchirante, un hymne sublime à la nature et à la solitude. " Entertainment Weekly
    " Un premier roman magnifique. " People

  • " Tu aspires sans doute, ami lecteur, à une vie réussie. Non pas nécessairement à réussir dans la vie, mais à mener une existence bonne et heureuse. Depuis toujours, partout dans le monde, des hommes et des femmes nourrissent cette aspiration et travaillent à la mettre en œuvre. Tous estiment que ce qui donne sens à notre vie, c'est de grandir en humanité. Je suis pour ma part convaincu que cet idéal philosophique de sagesse reste l'objet d'une quête on ne peut plus actuelle, car nous ne sommes pas sur terre seulement pour assurer notre sécurité matérielle, nous divertir et consommer. "
    Comment être soi et s'accorder au monde ? Devenir plus aimant et vertueux ? Trouver le chemin de la libération intérieure ? Grandir dans la joie et trouver la sérénité ? Autant de questions auxquelles Frédéric Lenoir, lui-même en quête de sagesse depuis l'adolescence, répond avec sincérité et simplicité, nous conduisant à sa suite sur les traces de ses inspirateurs, tels Épicure, Epictète, le Bouddha, Tchouang-tseu, Montaigne, Spinoza ou Etty Hillesum, s'inspirant même de la sagesse des enfants.
    Un livre lumineux et dense comme la sagesse.
    Frédéric Lenoir est philosophe et sociologue. Il préside l'association SEVE, qui forme des animateurs à la pratique d'ateliers philo avec les enfants, et l'association Ensemble pour les animaux. Il a publié de nombreux essais et romans traduits dans une vingtaine de langues. Ses récents ouvrages Petit Traité de vie intérieure ; L'Âme du monde ; Du bonheur, un voyage philosophique ; La Puissance de la joie ; Le Miracle Spinoza, ont été en tête des listes de best-sellers.

  • Les élucubrations d'un homme soudain frappé par la grâce Nouv.

    Notre héros, Édouard Baer lui-même ou peut-être son double, est paniqué : il vient de s'échapper de la scène du théâtre où il devait jouer André Malraux. Mais comment jouer un héros d'une telle étoffe ? Comment oser ? Question vertigineuse qui plonge notre homme dans de douces élucubrations, mélancoliques et absurdes sur le métier de vivre.

    Le voilà donc devant un public qui est venu pour tout autre chose. Commence alors un formidable monologue, ode au théâtre, à la littérature et au cinéma qui permet à Édouard Baer de convoquer ses grands hommes (Malraux bien sûr mais aussi Napoléon, Guignol et Jean Rochefort), ses auteurs fétiches (de Camus à Romain Gary en passant par Thomas Bernhard, Boris Vian et Brassens) ; et de faire vibrer ses obsessions (la tentation de la fuite, le temps qui passe, ses envies d'ailleurs).

    Le portrait d'un homme hésitant, charmant et charmeur qui met à nu ses failles tout en partageant généreusement ses angoisses, un tchatcheur intello à l'humour subtil, qui voue un culte à la poésie et à la fragilité du monde.

    Un autoportrait d'Édouard Baer ?

  • PRIX MEDICIS ETRANGER 2020

    Muni d'un carnet, d'une paire de ciseaux et de son smartphone, Antonio Muñoz Molina marche dans Paris, New York, Madrid, Lisbonne. Au fil de ses pérégrinations, des silhouettes surgissent tandis que d'autres s'esquivent et, soudain, au détour d'une ruelle, apparaissent Baudelaire, Edgar Allan Poe ou Fernando Pessoa.
    Les pages s'écoulent au rythme de la vie, tel un immense collage de tout ce que le promeneur voit et entend : affiches, prospectus, bruits omniprésents des conversations, vacarme de la rue. Animé par la tentation de tout écrire - ce qu'il a vécu, écouté, rêvé, souffert, aimé ou lu -, Antonio Muñoz Molina laisse courir la mine de son crayon et, sublimant les rebuts de notre civilisation avide et destructrice, compose « le grand poème de ce siècle ».
    D'une voix profondément ancrée dans le moment présent, cet éloge érudit de la flânerie nous invite à regarder et à écouter d'une autre façon, et à célébrer la variété du monde.
    Traduit de l'espagnol par Isabelle Gugnon

    À propos de l'oeuvre d'Antonio Muñoz Molina :
    « Un équilibriste au sommet de son art. » Le Journal du Dimanche
    « L'auteur démontre avec justesse le pouvoir de la littérature, de l'imaginaire, seul instrument valable pour reconstruire une vie. » Le Nouveau Magazine littéraire
    « Antonio Muñoz Molina subjugue en écrivant comme les musiciens peuvent improviser : à coups d'envolées lyriques et d'embardées inattendues, mais avec une précision à couper le souffle. » Le Point

  • " L'histoire de ton corps accuse l'histoire politique. "
    Édouard Louis a publié deux romans, En finir avec Eddy Bellegueule et Histoire de la violence, qui ont été traduits dans une trentaine de langues.

  • En quelques décennies, tout a changé. La France, à l'heure des gilets jaunes, n'a plus rien à voir avec cette nation soudée par l'attachement de tous aux valeurs d'une république une et indivisible. Et lorsque l'analyste s'essaie à rendre compte de la dynamique de cette métamorphose, c'est un archipel d'îles s'ignorant les unes les autres qui se dessine sous les yeux fascinés du lecteur.
    C'est que le socle de la France d'autrefois, sa matrice catho-républicaine, s'est complètement disloqué. Jérôme Fourquet envisage d'abord les conséquences culturelles et morales de cette érosion, et il remarque notamment combien notre relation au corps a changé (le développement de certaines pratiques comme le tatouage et l'incinération en témoigne) ainsi que notre rapport à l'animalité (le veganisme et la vogue des théories antispécistes en donnent la mesure). Mais, plus spectaculaire encore, l'effacement progressif de l'ancienne France sous la pression de la France nouvelle induit un effet d'" archipelisation " de la société tout entière : sécession des élites, autonomisation des catégories populaires, formation d'un réduit catholique, instauration d'une société multiculturelle de fait, dislocation des références culturelles communes.
    À la lumière de ce bouleversement anthropologique, on comprend mieux la crise que traverse notre système politique : dans ce contexte de fragmentation, l'agrégation des intérêts particuliers au sein de coalition larges est tout simplement devenue impossible. En témoignent, bien sûr, l'élection présidentielle de 2017 et les suites que l'on sait...
    Cette exploration inédite de la France nouvelle est fondée sur la combinaison originale de différents outils (sondages, analyse des prénoms, géographie électorale, enquête-monographie de terrain), méthode permettant de demeurer au plus près de l'expérience de celles et de ceux qui composent la société française d'aujourd'hui.
    Avec de nombreuses cartes, tableaux et graphiques originaux réalisés par Sylvain Manternach, géographe et cartographe.
    Jérôme Fourquet est analyste politique, expert en géographie électorale, directeur du département Opinion à l'IFOP.

  • À quarante-sept ans, Nat, vétéran des services de renseignement britanniques, est de retour à Londres auprès de Prue, son épouse et alliée inconditionnelle. Il pressent que ses jours comme agent de terrain sont comptés. Mais avec la menace grandissante venue de Moscou, le Service lui offre une dernière mission : diriger le Refuge, une sous-station du département Russie où végète une clique d'espions décatis. À l'exception de Florence, jeune et brillante recrue, qui surveille de près les agissements suspects d'un oligarque ukrainien.
    Nat n'est pas seulement un agent secret. C'est aussi un joueur de badminton passionné. Tous les lundis soir dans son club il affronte un certain Ed, grand gaillard déconcertant et impétueux, qui a la moitié de son âge. Ed déteste le Brexit, déteste Trump et déteste son travail obscur. Et c'est Ed, le plus inattendu de tous, qui mû par la colère et l'urgence va déclencher un mécanisme irréversible et entraîner avec lui Prue, Florence et Nat dans un piège infernal.
    Avec Retour de service, John le Carré, en éminent chroniqueur de notre époque, livre un portrait du monde que nous habitons, glaçant, délicatement satirique et porté par une tension constante.
    Traduit de l'anglais (Grande-Bretagne) par Isabelle Perrin
    "Aucun autre écrivain n'a su mieux que John le Carré restituer – sans pitié à l'égard des politiciens – les affaires publiques et les coulisses secrètes de notre temps." The Guardian
    "Subtil, désabusé, impeccable. Un bonheur de lecture, de la première à la dernière page." The Daily Mail
    "Retour de service tombe à point nommé comme le signal urgent d'un lanceur d'alerte". The Washington Post
    Bio auteur à venir.
    Isabelle Perrin, que tout destinait à une sage carrière universitaire, contracte le virus de la traduction littéraire auprès de sa mère Mimi. Les incurables duettistes cosigneront plus de trente traductions, dont tous les romans de John le Carré depuis La Maison Russie.

  • Grâce à un héritage inattendu, les Heffley vont pouvoir faire de grands travaux dans leur maison.
    Mais dès le premier coup de marteau, les problèmes commencent. Bois pourri, moisissures, bestioles envahissantes et pire encore...
    Manifestement, la demeure de Greg est en très mauvais état !
    Les Heffley réussiront-ils à sauver leur maison, ou devront-ils plier bagages ?

  • Greg Heffley, le héros improbable qui va vite en devenir un !

    Greg a 12 ans, un grand frère musicien qui lui fait des blagues, un petit frère qui le colle, un copain qu'il supporte histoire de ne pas être seul, des problèmes avec les filles qui pouffent

  • Toute la ville est coincée par la neige. Le collège est fermé !
    Une gigantesque bataille de boules de neige se prépare.
    Les bandes s'organisent. Et tous les coups sont permis !
    Greg et son copain Robert parviendront-ils à rester au chaud en attendant la fin des hostilités ? Ou deviendront-ils, malgré eux, les héros de l'hiver ?

  • Et vous, quel geste vous trahit ?
    Il y a les gestes qui disent l'embarras, d'autres la satisfaction de soi, certains encore le simple plaisir d'exister, là maintenant, sur cette terre. Mais tous nous révèlent, dans nos gloires comme nos petitesses, nos amours comme nos détestations :
    le selfie, geste roi de nos vies modernes ;
    le " vapotage ", qui relègue l'art de fumer à un plaisir furtif, presque honteux ;
    les hommes de pouvoir qui se grattent le dessous de leur chaussette ;
    cette façon qu'on a parfois de tourner le volant avec la paume de la main bien à plat ;
    un verre qu'on tient à la main sans le boire...
    À lire Philippe Delerm, on se dit souvent : " Mais oui, bien sûr, c'est exactement cela ! " Mais lui seul aura su décrire ces gestes du quotidien avec tant de finesse et de vérité – tant de profonde analyse de la nature humaine.
    Inventeur d'un genre dont il est l'unique représentant, l'" instantané littéraire ", Philippe Delerm s'inscrit dans la lignée des grands auteurs classiques qui croquent le portrait de leurs contemporains, tels La Fontaine ou La Bruyère. Il est l'auteur de nombreux livres à succès, dont La Première Gorgée de bière, Je vais passer pour un vieux con ou Sundborn ou les Jours de lumière (prix des libraires, 1997).

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