Entreprise, économie & droit

  • Un traité d'économie citoyenne qui tombe à pic. Après le choc de la crise économique enclenchée en 2020, l'explosion de la dette publique sera au coeur des débats de politique économique.

    Les auteurs déconstruisent les idées reçues les plus tenaces sur ce sujet : la dette publique est un fardeau pour les générations futures ; la France vit au-dessus de ses moyens, etc. Ce faisant, ils produisent un petit manuel sur le budget de l'État, les modalités de son financement, les limites et les erreurs d'interprétation du ratio dette/PIB, la distinction entre bonne et mauvaise dette, la façon dont la dette publique enrichit les riches ou peut être utilisée comme un instrument de domination.

    Ils explicitent aussi les moyens qui permettraient aux États d'affronter la récession en évitant le retour contreproductif des cures d'austérité : restructuration et monétisation de la dette, sortie de la dépendance aux marchés financiers et nouveau rôle de la Banque centrale, réforme fiscale redistributive et écologique, politique budgétaire au coeur de la transition écologique. Ces propositions, soumises au débat citoyen, entendent faire de la dette publique un instrument au service du bien commun.

    Les auteurs :

    Eric Berr (université de Bordeaux), Léo Charles (université Rennes 2), Arthur Jatteau (université de Lille), Jonathan Marie (université Sorbonne Paris Nord) et Alban Pellegris (université Rennes 2) sont membres des Économistes Atterrés.

  • Dans le monde de l'entreprise, chacun sait ce qu'il faudrait faire, mais personne ne sait comment s'y prendre. Pour sortir de l'immobilisme, François Dupuy jette les bases d'une théorie de l'action managériale.
    Après avoir montré ce qui n'allait pas (Lost in management, tome 1), puis identifie les causes des errements (La Faillite de la pensée managériale, tome 2), l'auteur s'attelle aux solutions concrètes dans ce troisième volume de la série. Loin des modes successives qui prétendent révolutionner le management, il s'appuie en sociologue sur le fonctionnement réel des organisations pour montrer qu'il est possible de travailler autrement. A condition de savoir cultiver la confiance et de développer l'intuition, les dirigeants peuvent éviter les faux remèdes qui ne font qu'aggraver le mal et accomplir la nécessaire transformation de leur entreprise.
    Cet essai énergique, illustré d'exemples et d'études de cas approfondis, est aussi un parcours au coeur de la diversité et de la complexité des organisations, au service de leur performance.

  • " Je m'attacherai surtout à expliciter les clés de lecture, les codes de langage, les logiques et les modèles de pensée qui façonnent le discours des économistes, mais aussi de tous ceux qui vous parlent d'économie à la télévision, de ceux qui vous gouvernent ou qui sollicitent vos bulletins de vote. Je souhaite donc concentrer cet entretien sur le décryptage des raisonnements économiques courants et faire apparaître ce qui, dans l'état actuel des connaissances, est raisonnablement acceptable, passablement discutable ou parfaitement farfelu. "
    J. G.
    Sommaire
    1. L'économie morale
    La sagesse des anciens
    2. L'économie politique
    Les mercantilistes, les libéraux et les " classiques "
    3. Une science sociale et historique
    Genèse de l'approche marxiste
    4. Une science des choix rationnels
    Les approches néoclassique et néolibérale
    5. L'économie de marché idéale
    La concurrence parfaire et l'" économie de l'offre "
    6. Les marchés et les prix dans l'économie réelle
    Le mythe de l'équilibre général
    7. Face aux crises, face au chômage
    La logique keynésienne ou l'" économie de la demande "
    8. Budget, dette et déficits
    Le débat sur la relance keynésienne
    9. Monnaie, inflation et taux d'intérêt
    La politique monétaire et le rôle de la banque centrale
    10. Balance des paiements, taux de change et spéculation
    Les marges de manœuvre des États face à la finance internationale
    11. De la fin du SMI à la crise de l'euro
    L'autodestruction des politiques macroéconomiques
    12. Biens publics et biens privés
    Les défaillances du marché et le domaine réservé de l'État
    13.L'être humain est-il unhomo oeconomicus?
    Les limites de la rationalité et la nature sociale des comportements économiques
    14. Compétition et coopération
    Les vertus et les limites de la concurrence
    15. Libre-échange, protectionnisme et capitalisme
    Comment transformer le système ?
    16.En guise de conclusion
    Jacques Généreux, professeur à Sciences Po, est l'un des économistes les plus lus en France. Ses manuels et ses ouvrages d'initiation à l'économie sont tous des best-sellers, plébiscités chaque année par des dizaines de milliers d'étudiants, lycéens et enseignants. Il a reçu le "Prix lycéen du livre d'économie" pour Les Vraies Lois de l'économie. Il est aussi connu pour ses travaux, qui mêlent philosophie, économie et anthropologie ( La Dissociété, L'Autre Société, La Grande Régression ).

  • Un club de football met à l'amende un de ses joueurs au motif qu'il rend trop souvent la balle à l'adversaire. Résultat : il ne la passe plus à personne. Un patron décide d'organiser une compétition permanente entre ses salariés. Résultat : une partie d'entre eux commencent à saboter le travail de leurs collègues. Constatant que certains patients victimes de graves complications cardiaques décèdent régulièrement au bloc opératoire, une clinique fixe un quota maximal de " pertes " à ses chirurgiens. Résultat : lorsqu'ils approchent du chiffre fatidique, les chirurgiens refusent d'opérer. Une école décide de sanctionner financièrement les parents dont les enfants arrivent en retard le matin. Résultat : le nombre des retardataires se multiplie...
    Le point de départ de ces histoires est presque toujours le même : la nouvelle idéologie managériale et ses méthodes, ses indicateurs de performance, ses dispositifs d'incitation et de sanction. Maya Beauvallet en propose ici à la fois le bêtisier le plus insolite et l'analyse la plus sérieuse.
    Maya Beauvallet est économiste, maître de conférences à TELECOM ParisTech. Elle a notamment publié Le Rôle de l'État (Bréal, 2006). Elle mène depuis plusieurs années des recherches sur les indicateurs de performance.

  • Économie politique de la Russie (1918-2018)
    Ce livre propose la première synthèse en français de l'évolution économique de la Russie, depuis la révolution bolchévique jusqu'au quatrième mandat de Vladimir Poutine. Il s'agit d'une " économie politique ", c'est-à-dire d'une analyse des mutations économiques qui intègre les institutions, la politique et l'histoire.
    L'auteur explicite le long processus d'effondrement du communisme et la façon dont cet héritage influence toujours l'économie russe. Il montre aussi pourquoi une transition vers le capitalisme inspirée par des économistes du mainstream anglo-saxon ne pouvait pas fonctionner et comment, avec le conflit ukrainien, la géopolitique complique aujourd'hui la recherche d'un modèle de croissance stable.
    Julien Vercueil
    Professeur de sciences économiques à l'INALCO, directeur du master " Commerce international ", il codirige le séminaire " BRICS " de l'EHESS. Rédacteur en chef adjoint de la Revue de la régulation, il consacre ses travaux de recherche aux transformations économiques et institutionnelles de l'espace post-soviétique et des pays émergents.

  • " Loin de moi l'idée de t'infliger un traité abscons sur l'économie. Je m'efforcerai donc d'être, du moins je l'espère, clair et compréhensible, voire même enjoué en dépit de cette matière dont la réputation première n'est pas d'abriter de joyeux lurons. Et pourtant ! Les économistes et leur science (je vois ton oeil goguenard) peuvent être plus ludiques qu'on ne le pense généralement.
    Qu'on s'entende bien. Pas de démagogie. Comprendre l'économie exige quelques efforts et un minimum d'attention. Il ne suffit pas de la pratiquer quotidiennement, comme M. Jourdain faisait sa prose, pour en décoder les énigmes et en saisir les mécanismes. L'économie, comme la médecine, cela s'apprend. Et même si ce n'est pas une matière toujours facile, ce n'est pas non plus le repoussoir que certains veulent en faire.
    Le livre que je te propose n'est donc pas un traité, ni un manuel scolaire, ni une histoire de la pensée fastidieuse, encore moins un morceau de bravoure technique. Je voudrais que tu les prennes comme une narration-conversation sur l'économie et les grandes questions qu'elle agite. Je la voudrais non seulement agréable mais utile, bâtie dans la bonne humeur mais sans tomber dans la légèreté ; en bref, sérieuse sans se prendre au sérieux. "

  • " Durant les vingt premières années de ma vie, j'ai grandi dans un monde où le destin des enfants semblait naturellement devoir être plus heureux que celui de leurs parents ; au cours des trente suivantes, j'ai vu mourir la promesse d'un monde meilleur. En une génération, la quasi-certitude d'un progrès s'est peu à peu effacée devant l'évidence d'une régression sociale, écologique, morale et politique, la " Grande Régression " qu'il est temps de nommer et de se représenter pour pouvoir la combattre.
    Car la première force des malades et des prédateurs qui orchestrent cette tragédie est leur capacité à présenter celle-ci comme le nouveau visage du progrès. Et leur première alliée, c'est la perméabilité des esprits stressés. À l'âge de la démocratie d'opinion, les réactionnaires ne peuvent se contenter de démolir l'acquis des luttes passées en faveur d'une vie meilleure pour tous ; il leur faut aussi anesthésier les résistances, susciter l'adhésion ou la résignation de leurs victimes ; ils doivent remporter une bataille culturelle dont l'enjeu est de nous faire aimer la décadence. [...]
    En dépit des apparences et de son titre, ce livre n'est pas pessimiste ! Il dit au fond que la voie du progrès humain est connue et possible. Il annonce que nous sommes allés à peu près au bout de toutes les impasses des temps modernes. Tant et si bien, qu'au bout de la Grande Régression où nous voilà bientôt rendus, l'humanité devra bien d'une manière ou d'une autre prendre un autre chemin. La seule question est de savoir s'il nous faudra, pour cela, endurer la régression jusqu'à l'effondrement, ou s'il se trouvera des responsables politiques pour offrir enfin une Grande Transformation démocratique et des citoyens mobilisés pour les soutenir. "
    Jacques Généreux
    Jacques Généreux, professeur à Sciences Po., a publié plus d'une vingtaine d'ouvrages. Il poursuit ici son travail de refondation de l'analyse politique, économique ou sociale à la lumière de ce que nous savons aujourd'hui sur le fonctionnement des êtres humains, après La Dissociété (Seuil, 2006), et Le Socialisme néomoderne (Seuil, 2009). Le présent ouvrage, plus léger et plus accessible, outre le fait qu'il éclaire le moment charnière où se trouve notre civilisation, constitue aussi une bonne introduction à la pensée originale de l'auteur. Jacques Généreux est également Secrétaire national à l'économie du Parti de Gauche.
    http://genereux.info


  • " Dissidence " renvoie à la notion d' écart, centrale dans la stratégie intellectuelle de François Jullien. Le détour par la Chine de ce philosophe formé aux humanités grecques est l'amorce d'une dissidence philosophique qu'il n'a cessé de déployer dans l'ensemble de son travail. Ce livre tente d'en faire le bilan. Dans une seconde partie, François Jullien accepte une confrontation sans complaisance.
    Pour la première fois, il ouvre une piste nouvelle : une philosophie du " vivre " qui le situe dans la suite de Montaigne et le distingue des philosophes de l'" existence ". Car qu'est-ce que " vivre ", ou plutôt comment y accéder ? C'est là le cœur des questions qui lui sont soumises.
    Le problème de la dissidence face au pouvoir chinois émerge également au cours de ces dialogues, comme aussi un rapport critique à la sinologie.
    Quelle conception François Jullien développe-t-il de ces dissidences, et comment fait-il de la dissidence une position philosophique ? S'esquisse ainsi, à travers ce parcours, une certaine figure de l'intellectuel à l'aube du XXIe siècle.

  • Sommaire de l'ouvrage
    Chap. 1 Qu'est-ce que le droit ?
    I. Les sources du droit français
    Chap. 2 La Constitution française
    Chap. 3 Les traités ratifiés
    Chap. 4 Les institutions communautaires
    Chap. 5 Les normes communautaires
    Chap. 6 Loi et règlement
    Chap. 7 La coutume
    Les sources dérivées
    Chap. 8 Les sources dérivées
    II. La sanction du droit
    Chap. 9 Principes de l'organisation juridictionnelle française
    Chap. 10 La juridiction administrative
    Chap. 11 Litiges de droit privé : contentieux ou règlement amiable
    Chap. 12 Les juridictions judiciaires du premier degré
    Chap. 13 Les juridictions judiciaires de contrôle
    Le procès
    Chap. 14 Règles générales relatives au droit de la preuve
    Chap. 15 Les différents modes de preuve
    Chap. 16 La preuve en droit pénal et en droit administratif
    Chap. 17 Eléments fondamentaux de procédure civile
    Chap. 18 Eléments fondamentaux de procédure pénale et administrative

  • Ce nouveau livre de William Ury constitue une suite logique au best-seller mondial Comment réussir une négociation, grâce auquel des millions de lecteurs ont appris à passer d'une logique d'affrontement sans issue à celle du gagnant-gagnant. Suite indispensable, car, comme l'explique l'auteur, sa longue pratique du conseil en négociation lui a révélé l'importance d'une étape préalable et essentielle au succès de sa méthode, celle de l'accord intérieur.
    En effet, bien souvent, l'obstacle majeur dans une relation compliquée, le pire ennemi à la table d'une négociation délicate, ce n'est pas l'autre, c'est nous-mêmes. Un défaut d'estime ou d'acceptation de soi, des déceptions mal surmontées, une fermeture intérieure aux possibilités offertes par tous les événements heureux ou moins heureux de la vie... Tous les comptes que nous n'avons pas réglés avec nous-mêmes viennent polluer nos relations et nos discussions avec les autres.
    Pour obtenir le " oui " d'autrui, il nous faut d'abord savoir dire oui à nous-mêmes, à notre vie et au monde. Ury propose ici la méthode qui mène à cet accord intérieur. Au-delà du bénéfice qu'il apportera à tous ceux qui doivent mener des discussions difficiles, ce livre est aussi une revigorante invitation à vivre mieux tout simplement.
    William Ury
    Directeur du Global Negotiation Project à l'université de Harvard, spécialisé dans les méthodes de négociations internationales pour le règlement des conflits armés et des problèmes globaux, il est notamment l'auteur de Comment réussir une négociation et Comment négocier avec les gens difficiles. Ces deux seuls ouvrages (également publiés au Seuil) se sont vendus à plus de six millions d'exemplaires dans le monde.
    Traduit de l'anglais (États-Unis) par Dominique Taffin-Jouhaud.
    Préface à l'édition française de Michel Ghazal, président du Centre européen de la négociation.

  • " ... Tu as grandi depuis nos débuts en littérature économique.
    Même si je te parlerai toujours dans ce style naturel et convivial qui a contribué au succès international de L'Économie expliquée à ma fille, la quête que je te propose ici nous la ferons avec un angle de vue fort différent de celui de notre premier voyage, et en abordant de nouveaux rivages.
    Tu vas constater que loin d'être invalidée par " la crise ", présente ou à venir, et par les opinions des observateurs de tout poil, la science économique est plus que jamais indispensable pour comprendre notre monde et améliorer sa marche.
    Cette méthode va nous aider à percer les secrets de sujets de sociétés on ne peut plus fondamentaux qui s'inscrivent dans la longue durée (l'écologie, le changement climatique, le niveau de vie, le développement, la croissance et ses limites possibles, et bien d'autres).
    Nous allons donc partir à la recherche des déterminants " ultimes " de la prospérité économique et de la qualité de vie. "
    André Fourçans est professeur d'économie à l'Essec Business School. Il a été membre du Conseil économique et social et député européen. Il est l'auteur de nombreux ouvrages, dont L'Économie expliquée à ma fille, Seuil, 2e éd., 2006 et La Mondialisation racontée à ma fille, Seuil, 2e éd., 2007.

  • Les gagnants de la concurrence . quand la france fait mieux que les etats-unis Nouv.

    Une facture de téléphone et d'internet est deux fois moins chère aujourd'hui en France qu'aux États-Unis alors que l'inverse était vrai vingt ans plus tôt. Que s'est-il passe ? La question est simple mais la réponse est surprenante. Pendant un siècle les marchés américains ont servi de modèle au reste du monde : des marchés libres où le régulateur protégeait farouchement la concurrence pour le plus grand bénéfice des consommateurs. L'Europe, au contraire, semblait à la traine. Pourtant, une révolution silencieuse s'est déroulée depuis 20 ans sur les deux rives de l'Atlantique. Alors que les États-Unis laissaient des monopoles s'installer dans de nombreux secteurs, l'Europe a mis en place des politiques efficaces en faveur de la concurrence et est devenue le chantre des marchés libres.

    Thomas Philippon révèle ce double mouvement, ce basculement, dans un ouvrage qui brise les idées reçues et inspire la renaissance de la régulation anti-monopole aux États-Unis. Il montre comment la concurrence favorise le pouvoir d'achat, les salaires et l'investissement, et diminue les inégalités. Il dévoile le rôle des lobbies industriels qui sapent l'impartialité des régulateurs et affaiblissent la démocratie pour augmenter les profits des monopoles. Les marchés libres nous protègent des abus de pouvoir, mais ils sont fragiles et nous devons nous mêmes les protéger.

  • L'entreprise serait, dit-on, le lieu de l'autorité, du pouvoir et du commandement vertical.
    La réalité, telle que peut l'observer le sociologue de terrain, est le plus souvent très éloignée de cette supposée dictature. S'appuyant sur dix-huit enquêtes et près de huit cents interviews, François Dupuy montre que les entreprises sont en passe de perdre le contrôle d'elles-mêmes : le pouvoir est descendu d'un ou plusieurs crans pour se disperser à la base, au niveau des intermédiaires et des exécutants. Et lorsque, poussés par une compétition grandissante, les dirigeants tentent de reprendre le contrôle par la mise en œuvre de " process " et de " reportings ", le résultat est à l'inverse de l'effet escompté : plus les décisions se multiplient, moins le contrôle est grand...
    Dans de nombreuses entreprises, le problème est aujourd'hui de reconstruire une maîtrise minimale de la direction et de ses managers sur l'organisation et ses personnels en redécouvrant les vertus de la confiance et de la simplicité.
    François Dupuy est sociologue des organisations. Il a enseigné à l'INSEAD et dans de nombreuses business schools à travers le monde. Aujourd'hui consultant auprès de grandes entreprises dans toute l'Europe, il est l'auteur de plusieurs livres, dont La Fatigue des élites (La République des idées/Seuil, 2005).

  • Sommaire de l'ouvrage
    Chap. 1 Présentation générale
    Chap. 2 La hiérarchie des sources du droit du travail
    Chap. 3 L'articulation des sources
    La relation individuelle de travail
    Chap. 4 Le choix du contrat de travail
    Chap. 5 Les pouvoirs de l'employeur
    Chap. 6 Le salaire
    Chap. 7 La durée du travail
    Chap. 8 La modification du contrat
    Chap. 9 Le licenciement pour motif personnel
    Chap. 10 Le licenciement pour motif économique
    Les rapports collectifs de travail
    Chap. 11 Le droit syndical
    Chap. 12 Les institutions représentatives du personnel dans l'entreprise
    Chap. 13 Le statut des représentants du personnel
    Chap. 14 Les conflits collectifs de travail
    Chap. 15 La négociation collective en France
    Chap. 16 La négociation d'entreprise

  • Longtemps considérés comme privilégiés dans l'entreprise, les cadres subissent désormais le lot commun des salariés soumis aux méthodes de management moderne des grandes organisations. Ils n'échappent plus aux conditions ordinaires qui engendrent la souffrance au travail. Leur mal-être est pourtant singulier, car ils se retrouvent victimes d'un management dont ils ont eux-mêmes été les instruments zélés.
    L'auteur analyse ce mal-être spécifique en s'appuyant sur de nombreuses interventions dans des grandes organisations privées et publiques. Il ne se focalise pas sur des souffrances déjà bien documentées, mais plutôt sur le piège systémique qui enferme des organisations trop complexes dans des pratiques absurdes et non viables. Il s'attache aussi aux styles de pensée " rationnels " et " modernes " qui sous-tendent à la fois les valeurs progressistes contemporaines et l'extension mondiale d'une lutte économique incessante.
    Ainsi, presque inconsciemment, le cadre est pris dans un système contradictoire auquel il adhère mais dont il subit au quotidien les effets violents, inacceptables ou ubuesques. Tel l'animal piégé dont les mouvements resserrent le lacet qui l'étrangle, le cadre est à la fois victime et responsable de ce système. Pour défaire le piège, au-delà d'une nécessaire remise en cause du fonctionnement des économies modernes, c'est aussi de l'intérieur du système, à partir de collectifs de travail restaurés que les acteurs concernés peuvent penser à nouveau leur émancipation.

  • Sur un ton léger, non sans humour et avec un grand talent de vulgarisateur, l'étoile montante de l'économie hétérodoxe anglo-saxonne démolit 23 contre vérités économiques continuellement diffusées par le discours dominant et les médias, 23 mythes à propos du capitalisme contemporain.
    On découvre ainsi que : les marchés libres n'existent nulle-part ; les politiques de libre-échange n'ont jamais sorti un pays de la pauvreté ; la firme globale apatride est une légende, l'invention du lave-linge a bien davantage changé le monde que celle d'Internet ; il nous faudrait des marchés financiers moins efficients et non pas davantage ; on a pas besoin de bons économistes pour mener de bonnes politiques économiques ; nous ne sommes pas dans une économie post-industrielle ; enrichir les riches n'enrichit pas les autres ... et encore deux ou trois autres choses !
    " Vivant, accessible et stimulant... Lisez ce livre. " Sunday Times
    " Important... persuasif...un charmant plaidoyer pour une époque de mondialisation plus humaine. " Financial Times
    " Lecture obligatoire... Incisif et divertissant. " New Statesman
    Ha-Joon Chang, professeur à l'université de Cambridge (GB) est l'une des figures montantes de l'économie hétérodoxe. Ses travaux en économie du développement lui ont déjà assuré une renommée internationale. Il a reçu en 2005 le prix Wassily Leontief pour l'avancement des limites de la pensée économique.

  • Il y aura bientôt quarante ans, la France faisait connaissance avec le chômage de masse et un régime de croissance erratique. Elle n'en est plus sortie depuis. La faute aux Français et à leurs institutions, explique une doxa d'experts catégorique : les premiers seraient incurablement hostiles au changement, et les secondes inadaptées à la mondialisation. La réalité est très différente.
    C'est ce que révèle l'histoire comparée des politiques conduites dans ce pays et dans d'autres depuis quatre décennies : le marasme hexagonal est d'abord la conséquence d'erreurs d'analyse et d'aveuglements politiques. Ceux-ci ont empêché l'économie française de prendre pleinement le train de la nouvelle révolution industrielle qui se déployait à travers le monde et transformait le capitalisme. Si l'on veut sortir de cette ornière, rien ne sert d'imiter des modèles dont les leçons prétendues reconduisent en général aux mêmes erreurs. Il faut au contraire changer de paradigme et s'interroger sur les besoins du futur. C'est ce que propose Philippe Askenazy pour la décennie qui s'ouvre.
    Philippe Askenazy est directeur de recherche au CNRS, professeur à l'École d'économie de Paris et chroniqueur au journal Le Monde. Il a publié plusieurs ouvrages, dont Les Désordres du travail (La République des Idées/Seuil, 2004) qui a reçu le Prix des lecteurs du livre d'économie.

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