Isabelle Carré

  • Dans un univers absurde et surréaliste, l'auteur met en place une forme de fatalité tragique où toutes choses se confondent dans une trajectoire morbide qui ne laisse aucune place à l'amour et à la beauté. La maladie et l'obsession avalent tout. " Pourquoi ça ne suffit pas de toujours rester ensemble, il faut encore qu'on ait peur ", se demande Colin. L'Écume des jours de Boris Vian paraît en 1947.

  • Prix du Livre Inter 2019.
    "Farah et ses parents ont trouvé refuge dans une communauté libertaire qui rassemble des gens fragiles, inadaptés au monde extérieur tel que le façonnent les nouvelles technologies, la mondialisation et les réseaux sociaux. Farah pense être une fille mais découvre qu'elle n'a pas tous les attributs attendus. Cependant elle s'épanouit dans ce drôle de paradis au milieu des arbres, des fleurs et des bêtes, observant les adultes mettre tant bien que mal en pratique leurs beaux principes : décroissance, anti-spécisme, naturisme, amour libre et pour tous, y compris pour les disgraciés, les vieux, les malades...
    Mais cet Eden est établi à la frontière franco-italienne, dans une zone blanche sillonnée par les migrants ; ses portes vont-elle s'ouvrir pour les accueillir ?"

  • En 1187, le jour de son mariage, devant la noce scandalisée, la jeune Esclarmonde refuse de dire «oui» : elle veut s'offrir à Dieu, contre la décision de son père, le châtelain régnant sur le domaine des Murmures. La jeune femme est emmurée dans une cellule, avec pour seule ouverture sur le monde une fenestrelle. Mais elle ne se doute pas de ce qui est entré avec elle dans sa tombe... Loin de gagner la solitude à laquelle elle aspirait, Esclarmonde se retrouve au carrefour des vivants et des morts. Depuis son réduit, elle soufflera sa volonté sur le fief de son père et ce souffle l'entraînera jusqu'en Terre sainte. Carole Martinez donne ici libre cours à la puissance poétique de son imagination et nous fait vivre une expérience à la fois mystique et charnelle, à la lisière du songe.

    La voix fraîche d'Isabelle Carré nous emporte dans l'univers rêveur et passionné de Carole Martinez.

  • Nous sommes en 1664, à Deft aux Pays-Bas. Griet a 16 ans. Sa famille n'a jamais été riche, mais depuis peu, elle est tombée dans la pauvreté. Le père, qui fabriquait des carreaux de faïence, est devenu aveugle après l'explosion d'un four et il n'a plus de travail. Alors, c'est décidé, Griet sera servante, placée chez un peintre dont on parle beaucoup à Delft  ; Johannes Vermeer. Elle va y découvrir un milieu hostile, harcelée par une épouse acariâtre, une enfant fourbe et méchante, une servante hargneuse. Mais un univers qu'elle ignorait et qui va l'éblouir s'ouvre à elle : la peinture de Vermeer. Une relation toute en demi-teintes va s'établir entre l'homme et la jeune fille, troublante et douloureuse à la fois.

    Fraîche, émouvante, juvénile, Isabelle Carré investit totalement le personnage de la jeune Griet. Elle nous fait partager son émerveillement devant la naissance d'un tableau, sa douleur face à l'injustice d'une épouse jalouse, la douceur des premiers émois amoureux.

  • Dans un abandon touchant, Isabelle Carré livre un premier roman sensible et plein de grâce. Une autobiographie brodée de fiction, raccommodée, par endroit, là où la mémoire fait défaut, l'actrice y raconte l'histoire de sa famille et de son enfance - ou en tout cas l'histoire d'une famille et d'une enfance qui ressemblent étrangement à la sienne. Elle dit la « partie immergée de l'iceberg », cachée derrière son sourire maquillé, ses angoisses et ses blessures, sa famille un peu hors-normes, mais aussi son désir naissant de théâtre et de cinéma ou encore ce que c'est qu'être une enfant puis mère à son tour - et l'amour, bien sûr. Sont confiés ici des rêves délicats, des souvenirs tendres, qui nous emplissent de réconfort.

    « J'ai l'habitude avec les journalistes d'être toujours associée à deux qualités : discrète et lumineuse ! Durant toutes ces années, comment suis-je passée si facilement entre les mailles du filet ? Évidemment, je ne m'en plains pas, pour rien au monde je ne renoncerais au plaisir d'être si bien cachée derrière mon maquillage et les costumes d'un personnage. Puisque tout est vrai, et que les acteurs « font semblant de faire semblant », comme l'écrit Marivaux. Je m'étonne juste qu'après ces heures d'interviews, tous ces plateaux télé, ces radios, les mêmes mots ressassés à l'infini suffisent... grâce à ce sourire peut-être. Je suis une actrice connue, que personne ne connaît. » I.C.

  • Tina Jolas, esprit libre et rêveur, fut la compagne de René Char pendant plus de trente ans. Happée par un amour exigeant et absolu, elle fut pour sa fille une figure de grâce et de disparition. Avec une douceur infinie, Paule du Bouchet retrace ici un parcours de vie: des lieux, des instants, des événements formant cartographie de cette haute figure. La puissance de son écriture rend sensibles à la fois son désespoir d'enfant, la splendeur de cette mère « emportée » dans un ailleurs et l'amour indéfectible qui les lie. Avec délicatesse, Isabelle Carré redonne une voix à cette lignée de femmes, par la lecture d'« Emportée » suivie de la fougueuse correspondance de Tina Jolas et de sa plus fidèle et tendre amie, Carmen Meyer. Faustine de Monès, fille de Paule du Bouchet, petite-fille de Tina Jolas, prolonge par sa voix lyrique cette oeuvre de filiation en hommage à sa grand-mère.

    « Ma mère possédait en propre une aptitude au secret, singulièrement raffinée, laquelle se rapprochait chez elle de l'acception la plus accomplie du mot, le sens du mystère. Dans le même temps, elle restait une grande et droite nature. Alchimie rare entre toutes, haut lieu de son intimité, c'était là sa part infiniment poétique. Celle qui l'a fait aimer des poètes. » P.d.B.

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    De Christine de Pizan aux Femen, en passant par Olympe de Gouges, Virginia Woolf ou Antoinette Fouque, ce livre audio réunit des textes historiques et fondateurs des luttes des femmes lus par des comédiennes et des chanteuses.

    Il célèbre, à l'occasion des cinquante ans de la naissance du Mouvement de libération des femmes (MLF) et du 8 mars 2019, journée internationale des femmes, les infatigables combats des femmes et dénonce les injustices qui leurs sont faites. De grandes voix d'aujourd'hui portent et donnent à entendre ces discours, parfois gravés dans nos mémoires, parfois oubliés, mais toujours d'une évidente actualité. Ce choeur de femmes compose un retentissant appel à la révolte : debout, debout !

  • Claudine, 15 ans, vit à Montigny avec son père, homme distrait, plus préoccupé par les mollusques que par l'éducation de sa fille. Celle-ci fréquente la petite école du village, cadre principal des aventures décrites dans ce livre, présenté comme le journal intime de la jeune fille. Son quotidien est rythmé par les promenades avec sa soeur de lait Claire, qui lui raconte sa vie amoureuse, et les leçons de musique avec Antonin Rabastens qui lui fait la cour. L'année s'écoule doucement, avec à l'horizon le brevet élémentaire, que les jeunes filles ont à coeur de réussir, et surtout, la fête de fin d'année et le bal qui sera donné en l'honneur d'un ministre qui vient visiter la ville... © Albin Michel (P)

  • Août 1914 : Adèle a treize ans et demi, bientôt quatorze. Elle commence son journal et lui confie les rêves qu'elle a dans la tête : devenir institutrice par exemple, épouser un garçon de la ville. Mais la guerre est là. Cette fois, c'est sûr, on va regagner l'Alsace et la Lorraine. Et elle sera courte, cette guerre. Les deux frères d'Adèle reviendront pour les vendanges, au pire pour Noël. Mais la guerre s'enlise, s'enterre dans les tranchées : quatre années de froid, de boue, de sang. Et quand sonnera enfin l'armistice, le 11 novembre 1918, toutes les familles auront versé leur tribut de deuil à la Grande Guerre.

  • Dans une pension de famille de la Côte d'Azur très "comme il faut", l'épouse d'un client honorable disparait avec un jeune français très apprécié jusqu'à cet évènement qui trouble la petite communauté. Seul le narrateur cherche à nuancer l'opprobre bientôt rejoint par une anglaise âgée et distinguée qui sans approuver le geste semble moins outrée que les autres. Cette discussion les rapprochera au point qu'elle lui confiera une aventure passée dont elle n'avait jamais parlé et qui dura Vingt-quatre heures.

  • L'intégrale de l'oeuvre poétique - La Fanfarlo - Sélection de critiques et de correspondences - Lu par Michel Piccoli, Éric Caravaca, Denis Lavant, Isabelle Carré, Denis Podalydès, Guillaume Gallienne. Les Fleurs du mal, Le Spleen de Paris, et Les Paradis artificiels sont lus par de grands comédiens qui révèlent la musicalité et l'unité géniale de la production de l'auteur. Mickaël Prazan, spécialiste de Baudelaire et auteur de La Maîtresse de Charles Baudelaire (Plon), a choisi certains extraits parmi les critiques artistiques et la correspondance personnelle de l'auteur, ce qui permettra à l'auditeur de se forger une vue complète des écrits de Baudelaire.

  • 58 poèmes sur la nature, la vie, l'amour lus par Isabelle Carré, Rachida Brakni et Elsa Zylberstein :
    Apollinaire, Baudelaire, Boileau, Chénier, Chrétien de Troyes, Coppée, Cros, Desbordes-Valmore, Du Bellay, Forneret, Gautier, Guérin, Hérédia, Hugo, La Fontaine, Laforgue, Lamartine, Mallarmé, Marot, Musset, Orléans, Rimbaud, Ronsard, Rostand, Rutebeuf, Saint-Amant, Samain, Sully Prudhomme, Toulet, Ventadour, Verhaeren, Verlaine, Vigny, Villon.
    "Véritable visite guidée à travers la poésie française, le présent disque propose aux écoliers de découvrir notre patrimoine poétique. De Bernard de Ventadour à Apollinaire, en passant par Ronsard, Lamartine, Hugo, Verlaine et tant d'autres, il initie les enfants à 8 siècles de poésie à travers une sélection de 58 grands textes. Leur lecture a été confiée à trois voix féminines aux timbres distincts et aux personnalités fortes, trois représentantes majeures du cinéma actuel : Rachida Brakni, Isabelle Carré et Elsa Zylberstein. Délicate, émouvante et sensible, leur interprétation honore à merveille ces chefs-d'oeuvre de notre littérature. Initiation parfaite à la poésie, ce disque invite les plus jeunes à découvrir son harmonie, ses rythmes et sa beauté. Grâce à l'accessibilité des textes retenus, à la complémentarité des voix, ce disque est destiné à un public de 8 à 14 ans en quête d'émotions poétiques." Alain Frémeaux
    "Après une première anthologie conçue pour les plus jeunes sur le thème des animaux (FA 846), Alain Frémeaux propose un nouveau voyage en terres poétiques. Tout particulièrement pensé pour le jeune public, un livret de 32 pages accompagne les lectures des poèmes. Celui-ci comprend une explication pour chaque texte, un lexique des mots nouveaux pour l'enfant ainsi qu'une présentation des auteurs sélectionnés." Claude Colombini

  • Véritable visite guidée à travers la poésie française des cinq derniers siècles le présent disque propose un florilège consacré aux animaux. De du Bellay à Bataille, en passant par La Fontaine, Florian, Hugo, Verlaine et tant d'autres, nous invitons les enfants à découvrir la poésie à travers un thème original et cher à tous. La lecture des 31 poèmes choisis a été confiée à deux grandes voix féminines : Isabelle Carré et Rachida Brakni. La voix douce et quasi enfantine d'Isabelle Carré ravira jeunes et grands ; Cristalline et pénétrante, celle de Rachida Brakni séduira par sa force... L'écoute de ces textes mis en valeur par la perfection de leur diction constitue une initiation parfaite à la poésie, un moyen pour les plus jeunes de découvrir son harmonie, ses rythmes et sa beauté. Grâce à l'accessibilité des textes retenus, à la complémentarité des voix, ce disque est destiné à un public de 6 à 14 ans en quête d'émotions poétiques. Tout particulièrement pensé pour le jeune public, un livret de 24 pages accompagne les lectures des poèmes. Celui-ci comprend une explication pour chaque texte, un lexique des mots nouveaux pour l'enfant ainsi qu'une présentation des auteurs sélectionnés. L'ordre de lecture des poèmes a été déterminé selon un principe ludique et original : en commençant par le plus petit des animaux et en finissant par le plus grand !

  • Claudine à Paris

    Colette

    Claudine et son père ont quitté leur village de Montigny pour s'installer à Paris, où la jeune fille va découvrir la vie parisienne avec le soutien de son cousin Marcel, son ami, son confident et son complice. Elle finit par s'habituer à la vie dans cette ville qu'elle trouvait dure au début, et commence à sortir et à mener une vie mondaine. Elle ne tarde pas de tomber amoureuse de Renaud, chroniqueur de la vie mondaine, un grand séducteur aux tempes grisonnantes. Malgré l'hostilité de Marcel dont c'est... le père, elle finit par épouser Renaud.  © Albin Michel (P)

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