• En France, il a fallu attendre la loi du 16 octobre 1999 pour que l'expression « guerre d'Algérie » soit officiellement reconnue. De 1954 à 1962, l'euphémisme « opérations de maintien de l'ordre » permettait de ne pas reconnaître le statut de belligérants à ceux que l'État considérait comme des « rebelles », des « terroristes »... Dans une perspective centrée sur la France, et en partant de la chronologie des faits, Guy Pervillé retrace l'histoire d'une décolonisation douloureuse. Plus de cinquante ans après les accords d'Évian, il interroge nos difficultés à normaliser les rapports franco-algériens.

  • "Disciple d'Adorno dont il a suivi l'enseignement à Francfort dans les années 1960, Detlev Claussen trace le portrait de son maître sous les traits inattendus d'« un des derniers génies ». Il n'ignore pas le paradoxe selon lequel pour être génial il faut croire à son absolue singularité, quand il faut en douter pour être philosophe. Il n'ignore pas non plus qu'Adorno est le philosophe chez lequel le doute augmente la singularité. Aussi s'emploie-t-il à faire apparaître toute l'exigence d'après laquelle Adorno a déployé sa réflexion et composé son oeuvre, non pas en suivant le mouvement d'une visée idéale, mais en s'efforçant avec tout son être de se frayer une voie étonnamment vivante à travers les doutes et les objections. Cette vie philosophique comprise comme frayage ouvert aux contingences des rencontres et des lectures conjure d'emblée l'entreprise pieuse ou antiquaire. Il ne s'agit pas de suivre la trajectoire solitaire d'une vie illustre, ni de lire une oeuvre insulaire. Nul théâtre d'un seul cerveau. Aucun ecce homo.
    Detlev Claussen compose la biographie intellectuelle d'Adorno (1903-1969) en veillant à rendre indissociables les thèmes de sa pensée, les variations des problèmes posés et l'ensemble des chocs historiques, des bouleversements sociaux et politiques, propres au XXe siècle. La force incomparablement instructive de cette biographie est de nous introduire à une cohérence qui n'est pas systématique, ni close sur elle-même, mais qui, sans s'atomiser ni se perdre, montre Adorno exposé à tout ce qui s'apparentait à sa pensée, à tout ce qui y ressemblait en différant. L'extraordinaire richesse de ses échanges épistolaires avec Max Horkheimer, Siegfried Kracauer, Hanns Eisler, Walter Benjamin, Bertolt Brecht, Ernst Bloch, Thomas Mann, Herbert Marcuse et Fritz Lang en a gardé la trace. Celui qui pense est traversé autant qu'il traverse. Aussi cette biographie est-elle irréductiblement une histoire de la singularité philosophique d'Adorno et une introduction inédite au « cercle » ou au « mouvement » de Francfort.
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  • Cet essai a paru en mars 1961, au moment le plus dramatique et incertain de la guerre d'Algérie : au lendemain du référendum sur l'autodétermination, qui ouvrait la voie à une négociation sur l'indépendance, et à la veille de l'insurrection du « quarteron de généraux » décidé à tout pour conserver l'Algérie française. Retour d'Algérie, où j'avais été professeur à Oran, j'avais écrit à la hâte ce petit livre, qui analysait en historien et en citoyen engagé la responsabilité des pieds-noirs dans cet engrenage tragique. Ma sévérité de jugement à l'égard d'Albert Camus et de Germaine Tillion, icônes du progressisme libéral, fit en particulier scandale.

    Une réaction inattendue me vint de Jacques Derrida, dont j'avais été le condisciple en khâgne et qui était resté un ami. Dans une lettre d'une cinquantaine de pages, celui-ci prenait appui sur mon livre pour se mettre à jour, pour l'unique fois de sa vie, avec son Algérie natale. Le cinquantenaire de l'indépendance était l'occasion d'en proposer une nouvelle édition. Augmentée d'une préface, de cet important inédit et d'un dossier critique, celle-ci contribuera, je l'espère, à éclairer ce moment douloureux qui reste parmi les plus importants de l'histoire contemporaine de la France.

    Pierre Nora

  • « Je ne sais pas ce que je veux vraiment. Je n'ai pas de projet. Je ne sais pas m'organiser. Je manque d'entrain, d'envie. Je me laisse trop influencer par les autres. Je passe à côté de ma vie... »

    Vous vous êtes sans doute déjà fait l'une de ces réflexions, et suite à ce constat, vous vous interrogez sur le moteur des personnes pleines d'énergie.

    La réponse tient en un mot : autodétermination !

    Des milliers d'études et recherches sur l'autodétermination apportent des explications de plus en plus précises.

    Développer votre énergie de vie grâce à cette approche, c'est le défi que l'auteur vous invite à relever.

    À l'appui de la méthode originale J.O.I.E. (Joyaux, Organisation, Implication, Évaluation), illustré d'exemples vécus, d'exercices et d'outils pratiques, ce livre présente des actions concrètes pour libérer votre énergie.

    Avec les 4 clés proposées par l'auteur, vous pouvez maintenant choisir de vous autodéterminer et reprendre la direction de votre vie !

  • Dans nos sociétés dites postfactuelles, il importe de comprendre et de simplifier la pensée des philosophes qui ont réfléchi au pluralisme pour développer un regard critique face aux sophismes ou aux raccourcis intellectuels véhiculés. Il faut mettre à l'épreuve des faits les multiples affirmations des dirigeants et des analystes politiques. Cela dit, alors qu'on célèbre en 2017 le 150e anniversaire de la fédération canadienne, l'heure est également au bilan de la coexistence des différents partenaires de l'association politique.

    Le présent ouvrage propose une analyse théorique, empirique et normative des débats qui portent sur l'aménagement de la diversité ethnoculturelle et sociétale dans les démocraties libérales contemporaines. Animé par un désir de clarification conceptuelle des outils permettant d'interpréter le langage complexe du multiculturalisme, de l'interculturalisme, du nationalisme et du fédéralisme, l'auteur s'adresse à la fois au monde universitaire et aux citoyens engagés.

    Adoptant une posture critique et normative, l'auteur veut repenser les fondements du fédéralisme canadien, de sorte que le Canada soit véritablement ouvert à la diversité issue de l'immigration, mais aussi à celles de la nation mino­ritaire québécoise, des nations autochtones, sans oublier celles de la minorité nationale anglophone du Québec et du groupe anglophone majoritaire au Canada.

  • Dans la première édition de Soutenir le goût de l'école, une question importante était posée : « Est-il réellement possible de soutenir le goût de l'école des élèves à risque de décrochage ou d'échec scolaire ? » Cette deuxième édition tente d'y répondre en proposant des approches et des stratégies portant sur le plaisir d'apprendre ensemble. Ainsi, ce collectif invite les lecteurs à s'investir dans des actions concrètes avec tous les enfants, actions qui visent à aider ces derniers à développer une affection pour l'école, un sentiment de bien-être et d'engagement envers « son » école et à affirmer une conviction collective qu'apprendre est agréable.

    En plus des 13 chapitres remaniés et mis à jour, 4 nouveaux chapitres traitent de l'environnement et de la persévérance, de la pédagogie universelle pour soutenir l'engagement de l'élève, du recours aux technologies pour le développement du potentiel des jeunes et d'un modèle holistique d'apprentissage inspiré d'une approche autochtone.

    Les praticiens et chercheurs qui ont contribué à ce collectif suscitent la réflexion et invitent à l'action en articulant leurs propos autour de trois thèmes principaux : « Le potentiel du jeune », « L'intervenant inspirant : pour un agir qui donne du sens à l'apprentissage » et, finalement, « Pour une école actualisée où tous sont engagés ».

  • Pour les bénéficiaires de l'intervention sociale, l'autodétermination est souvent présentée comme un objectif à atteindre. Ceci est particulièrement vrai dans le domaine socio-éducatif concernant les personnes présentant une déficience intellectuelle (DI). Mais qu'entend-on par autodétermination ? Qui la souhaite et dans quel but ? Par quels moyens les personnes concernées peuvent-elles y parvenir ? Les auteures de Co-construire l'autodétermination au quotidien mettent en lumière la primauté de la relation socio-pédagogique entre les personnes accompagnées et les professionnel·le·s dans le démarrage de ce processus. Basé sur une recherche participative, l'ouvrage souligne la nécessité d'ancrer le concept d'autodétermination dans un quotidien partagé, pragmatique et dynamique, dans lequel la relation socio-pédagogique constitue un moteur. Quatre grands thèmes en lien avec le déploiement de l'autodétermination sont abordés : la co-construction des représentations et des définitions, l'autodétermination dans la vie quotidienne, les obstacles et ressources, et finalement les caractéristiques de la relation d'accompagnement. La méthodologie mise en oeuvre au cours de la recherche permet de développer des stratégies pour la promotion de l'autodétermination des personnes ayant une DI. Les auteures fournissent des clés pour que cette méthodologie soit aisément répliquée et adaptée dans d'autres contextes d'intervention sociale.

  • La Convention relative aux droits des personnes handicapées (CDPH) adoptée en 2006 par l'ONU réaffirme le principe selon lequel les personnes vivant une situation de handicap jouissent des mêmes droits de participer à la vie politique et communautaire que tout autre citoyen ou citoyenne. A travers lois, règlements ou conventions, les Etats ayant signé et ratifié cette convention établissent des politiques qui dessinent les orientations à suivre en faveur du développement de pratiques inclusives. Cependant, pour les personnes en situation de handicap, l'écart entre les lois et les pratiques peut s'avérer important tant les attitudes négatives, les préjugés, les lacunes dans l'organisation des services et les problèmes d'accessibilité sont lents à disparaître. Passer du principe à la réalité peut souvent sembler utopique. Pourtant, des initiatives citoyennes et scientifiques menées avec succès démontrent que l'émancipation des personnes avec une déficience intellectuelle est en marche et que l'autodétermination tend à devenir une réalité pour une partie croissante d'entre elles. Pour les enfants, on s'oriente vers une scolarisation plus inclusive, pour les adultes des dispositifs en vue d'une plus grande autonomie dans les choix de vie fondamentaux sont sporadiquement mis en place. Les contributions présentées dans cet ouvrage sont issues d'expériences de personnes concernées, de professionnel·le·s, de chercheur·e·s et d'étudiant·e·s de différents pays francophones (Suisse, France, Belgique, Canada) et offrent des pistes de réflexion et d'action en vue d'une concrétisation de l'égalité des droits.

  • « Ce qui suit ne prétend pas être un livre, mais un dossier. Son intérêt réside dans le fait qu'il est tout entier constitué par des textes émanant du F.L.N. ou d'organismes qui lui sont apparentés. « ... L'idée même de l'entreprise appelle en soi quelque justification. A un Français universitaire de son métier, spécialiste de l'Afrique ancienne et ayant passé dix ans en Algérie, il est apparu pour le moins étrange qu'il fût constamment débattu de la « question algérienne » sans qu'on éprouvât de ce côté-ci de la Méditerranée le souci de connaître l'identité du peuple d'en face. Il convient d'ailleurs de remarquer chez les Français que la plupart des défenseurs aussi bien que des adversaires de ce peuple se trouvent sensiblement dans la même ignorance et que la sympathie naturelle ou la haine instinctive tiennent trop souvent lieu d'intelligence des êtres ou de connaissance des choses... « ... Pourtant faite avec de simples textes, cette introduction à la Révolution Algérienne ne saurait ménager le lecteur. Il est même probable qu'elle lui fera mal. Mais qu'est-ce que tout cela à côté des horreurs de la guerre elle-même... ? »

  • Né en 1911 à Paris, Maurice Allais est ancien élève de l'École Polytechnique dont il est sorti premier en 1933. Il est actuellement Professeur d'Économie à l'École Nationale Supérieure des Mines et à l'Institut de Statistique de l'Université de Paris, et Directeur de Recherches au Centre National de la Recherche Scientifique. Auteur de nombreux travaux d'économie théorique et appliquée, Maurice Allais est deux fois lauréat de l'Académie des Sciences Morales et Politiques (1954 et 1959), lauréat de l'Université John Hopkins et de la Société Américaine de Recherche Opérationnelle (1958), et lauréat de l'Association Française pour la Communauté Atlantique (1960). Son oeuvre considérable a été constamment marquée par la recherche de la synthèse, l'application en économie des méthodes de raisonnement et d'analyse qui ont si remarquablement réussi dans les sciences physiques, et enfin par un souci social dû, pour une grande part, à ses origines modestes. Sur le plan de l'économie appliquée, son effort majeur a porté sur la définition d'une doctrine d'action, répondant à la fois aux aspirations du libéralisme et à celles du socialisme, en empruntant au premier sa technique de gestion hautement efficace d'économie décentralisée à base de prix concurrentiels, et au second son souci constant d'améliorer l'organisation économique et sa volonté passionnée de justice et d'équité. C'est ce double souci qui l'a amené à rédiger en janvier 1959 un « Manifeste pour une Société Libre », dont le texte, après quelques amendements, a été adopté le 8 février 1959 dans un colloque groupant plusieurs centaines de personnalités des affaires, du syndicalisme et de la politique. Maurice Allais est délégué général du Mouvement pour une Société Libre. En 1956, il a été le premier à proposer publiquement la séparation de l'Algérie en deux zones reliées, ou non, l'une à l'autre par des liens politiques, mais où chacune des deux communautés d'Algérie aurait pu se sentir et être effectivement libre, et il n'a cessé depuis de s'intéresser, dans différentes études, au problème algérien. Le professeur Allais a un violon d'Ingres : la physique. Il a mis en évidence des « anomalies » dans le mouvement du pendule para-conique, dont l'étude systématique peut conduire à des résultats d'une grande importance. Cette partie de son oeuvre lui a valu d'être lauréat de la « Gravity Research Foundation » (États-Unis, 1959) et de la Société Française d'Astronautique (Prix Galabert, 1959).

  • Ce livre rassemble des textes de chercheurs et chercheuses de plusieurs disciplines et des entretiens avec des leaders des Premières Nations travaillant à l'élargissement des espaces autochtones. Ces voix diverses donnent accès à des analyses de première main concernant les processus historiques et contemporains dans lesquels s'ancrent les relations entre les peuples autochtones, l'État et la société québécoise. Ces processus se font largement au détriment des premiers, comme la sphère publique québécoise commence à peine à le reconnaître dans la foulée de différents rapports produits pour les gouvernements fédéral et québécois. Ces rapports soulignent, du même souffle, les processus de résistance des peuples autochtones, de même que les trop lentes transformations sociopolitiques en cours.

    Peuples autochtones et politique au Québec : identités, citoyennetés et autodétermination apporte un éclairage novateur qui saura profiter tant aux spécialistes des questions relatives aux peuples autochtones qu'aux personnes soucieuses de mieux comprendre les dynamiques politiques qui marquent les communautés autochtones ainsi que la société québécoise dans son ensemble. Il présente des données de recherche inédites et des réflexions susceptibles de contribuer aux grands débats - concernant, par exemple, le racisme systémique, la violence contre les femmes autochtones et le partage du territoire ­- qui interpellent le Québec et le forcent à faire face à ses défis politiques.

    Stéphane Guimont Marceau est professeure adjointe au centre Urbanisation Culture Société de l'Institut national de la recherche scientifique (INRS) à Montréal. En tant que géographe, elle s'intéresse aux processus et géographies de colonisation et d'exclusion et à la construction des citoyennetés, à travers, entre autres, la relation entre Autochtones et non-Autochtones, les Autochtones en milieu urbain, ainsi que les espaces sociaux des jeunes et des femmes, particulièrement au Québec et en Amérique latine.

    Jean-Olivier Roy possède un doctorat en science politique de l'Université Laval (2015), et fut chercheur postdoctoral au sein du Groupe de recherche sur les sociétés plurinationales (GRSP, 2015-2016) et à l'École des affaires publiques et communautaires de l'Université Concordia (2016-2018). Il est spécialisé dans divers domaines : la pensée politique, la politique québécoise et canadienne, et les questions autochtones dans les contextes québécois et canadien. Ses recherches actuelles portent sur les thématiques autochtones, notamment l'autodétermination, le postcolonialisme, le nationalisme, les identités, les politiques publiques ainsi que les enjeux de citoyenneté et de démocratie.

    Daniel Salée est professeur de science politique et directeur de la School of Community and Public Affairs à l'Université Concordia. Il est titulaire de la Chaire d'études québécoises du Collège universitaire de Glendon (2003-2004) et directeur de la section Concordia, Chaire Concordia/UQAM en études ethniques (2002-2005). Ses domaines d'intérêt portent sur la citoyenneté et la politique identitaire, les relations interethniques, le nationalisme, la question autochtone, et la relation entre l'État et la société civile. Il est cochercheur au Centre de recherche sur l'immigration, l'ethnicité et la citoyenneté (CRIEC).

  • Au gré des processus de décolonisation et d'autodétermination, la définition « classique » de la souveraineté, qui a pour assise l'autorité suprême et l'intégrité des États ainsi que la non-ingérence dans leurs affaires internes, est remise en question. Chez plusieurs peuples autochtones, le concept est investi de nouvelles significations qui recouvrent une multiplicité de droits sociaux, économiques, culturels et politiques. En vertu de cette compréhension élargie, la souveraineté ne se réduit plus à celle de l'État, mais elle met en jeu le droit de ces peuples à s'autodéterminer dans divers domaines et à négocier leurs interdépendances. Elle recouvre des réalités et des demandes qui varient en fonction des contextes, et les vocables utilisés pour en parler varient aussi : quand certains parlent de souveraineté, d'autres préfèrent parler d'autonomie, d'indépendance, de décolonisation ou encore recourir à des concepts dans leur propre langue et issus de leur histoire. Plusieurs raisons historiques, contextuelles et stratégiques président à ces choix.
    Cet ouvrage est consacré à ces expressions variées de la souveraineté, plus particulièrement dans deux régions du monde : l'Océanie et l'Amérique latine.

  • Après les « bureaux arabes » dont l'action fut si mal comprise, il publie des livres consacrés à l'implantation de la franc-maçonnerie en Algérie, à l'histoire de la colonisation et de la décolonisation, en esprit libre, sans engagement politique, maçonnique ou autre. « De Gaulle et le F.L.N. » éclaire les années primordiales de la décolonisation. Xavier Yacono y démontre avec rigueur le mécanisme politique générateur de tant de drames et dresse un bilan des relations nouvelles entre la France et l'Algérie.

  • Pourquoi les gens font-ils du sport ? Pourquoi certains supportent-ils des charges importantes d'entraînement pendant plusieurs années afin d'atteindre les meilleures performances tandis que d'autres abandonnent dès les premières fatigues ? Comment intéresser les élèves en éducation physique ? Comment redonner le goût de l'effort à des sédentaires ? Autan de questions qui renvoient aux problèmes posés par la motivation dans le domaine du sport et de l'exercice physique.

  • Premier ouvrage en français à intégrer la question des minorités linguistiques au débat sur le fédéralisme asymétrique au Canada, «Le fédéralisme asymétrique et les minorités linguistiques et nationales» étudie les fondements mêmes du fédéralisme asymétrique dans le pays.

    Le fédéralisme asymétrique est une forme d'aménagement des politiques plus respectueuses des besoins de chaque communauté au sein de l'ensemble fédéral. « [S]a fonction principale [...] n'est pas de mettre fin au conflit entre les groupes, mais bien de leur permettre de poursuivre leur autodétermination tout en participant à des valeurs communes. » (Introduction, Linda Cardinal) Il favorise ainsi la diversité en accordant aux minorités plus de pouvoirs ou en leur reconnaissant une distinction de traitement ou de statut.

    /> L'ouvrage, auquel collabore une vingtaine de spécialistes, se démarque par sa nature multidisciplinaire et comparée, ainsi que ses interrogations qui puisent dans les dimensions constitutionnelles, historiques, économiques, politiques et morales du Canada.

    Cet ouvrage s'interroge non seulement sur l'asymétrie depuis les débuts de l'État canadien, mais aussi sur le fédéralisme asymétrique issu des rapports entre le Québec et les minorités francophones au Canada.

    Des textes examinent de quelle façon le concept d'asymétrie peut être un moyen au service de la nation québécoise et des minorités linguistiques; ils cherchent à concilier égalité et diversité par ce moyen. Des personnalités politiques bien en vue collaborent à cet ouvrage, notamment le sénateur Hugh Segal et le ministre Benoît Pelletier.

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