• L'homme de gauche qui a dénoncé les émirats de la République s'adresse ici aux musulmans de France pour leur dire ses critiques et ses attentes. Mais aussi ses espérances. À l'heure où l'État s'engage contre le séparatisme islamique, un manifeste trait-d'union pour redonner sens à la fraternité de notre devise.
    "Mes chers compatriotes qui êtes musulmans par héritage ou par adhésion, mes chers compatriotes qui ne l'êtes pas, qui participez d'une autre croyance ou d'une forme d'incroyance, l'histoire convoque nos intelligences et nos coeurs à l'un de ces grands rendez-vous historiques où se joue non seulement l'avenir de notre pays mais le modèle d'universalité qu'il constitue pour le reste du monde.
    Immigration, religion, islam, islamisme, djihadisme, ou encore gauchisme, écologisme, néoféminisme, néoracialisme, postcolonialisme mais aussi nation, intégration, justice, police, réussite, patriotisme : tels sont les mots et les réalités dont je m'empare ici. En décryptant les chiffres, les faits, les acteurs, en levant les confusions de toutes sortes pour en finir avec les aveuglements et les dévoiements. Sans préjugé et sans concession. En élu de la banlieue et des cités qui sait de quoi il parle.
    L'heure est grave. Violences, émeutes, attentats font que le sursaut ne peut plus attendre. Mais il ne peut être que notre affaire à tous. Ensemble. C'est pourquoi j'ai voulu cette lettre aussi informée et bienveillante que critique et exigeante. À vous de l'ouvrir. Et que la mobilisation commence. Elle a pour nom la France. Notre France."

  • Quand l'un des grands auteurs spirituels d'aujourd'hui s'empare du scandale religieux majeur de notre temps, en sort un livre libérateur. Contre la croyance qui conduit au fanatisme, Adrien Candiard fait appel à la foi qui éclaire la raison. Une brillantissime et salutaire démonstration. Un ouvrage antidote à prescrire sans modération.
    Auteur spirituel aux dizaines de milliers de lecteurs, Adrien Candiard interroge ici le choc entre les cultures en nous montrant pourquoi et comment nous ne comprenons rien à l'islam.
    Le frère dominicain qui vit au Caire, au carrefour des mondes et des civilisations, revient sur le grand scandale religieux de notre temps. Quel Dieu invoquent les fanatiques qui excommunient, persécutent et tuent en son nom ? Que dit de nous, de notre planète, de notre avenir, une telle trahison ? Et, surtout, comment une foi peut-elle être vécue avec passion sans tourner à l'exclusion ?
    Une plaidoirie pour la foi qui émancipe contre la croyance qui enchaîne.
    Un maître-ouvrage qui s'adresse de manière libératrice à tout un chacun.
    Un manifeste, à l'heure de toutes les exacerbations, pour la réconciliation.
    Dominicain vivant à l'Institut dominicain d'études orientales du Caire, Adrien Candiard, qui compte parmi les grandes voix spirituelles d'aujourd'hui, a publé aux Éditions du Cerf Veilleur, où en est la nuit ? Quand tu étais sous le figuier
    , À Philémon
    qui ont tous rencontré un vif succés.

  • Repères et clés pour décrypter l'actualité

    Comment Daech s'est-il imposé au Moyen-Orient ? Quel impact a-t-il eu localement et à l'échelle mondiale ? Comment les États luttent-ils ? Ces questions traversent l'actualité. Des clichés à la réalité, cet ouvrage nous parle de lieux, de faits et de chiffres pour nous aider à y voir plus clair. Inspiré des recherches les plus récentes sur le sujet, il propose 40 fiches documentées pour cerner les enjeux et les défis de ce phénomène mondial. L'ensemble est illustré de cartes, graphiques et tableaux.


    "Ce livre constitue une précieuse mise en perspective. Il permet d'appréhender le phénomène Daech dans sa globalité, d'en saisir les nombreuses ramifications et d'en comprendre les multiples impacts."
    Pascal Boniface

  • « Du 11 septembre 2001 au 11 janvier 2015, Olivier Roy a scruté les ressorts politiques et sociologiques de "l'islam mondialisé". À travers les tribunes et les entretiens percutants qu'il a donnés au Monde, le politologue éclaire d'un jour nouveau la "peur de l'islam" qui gagne les sociétés occidentales - récusant tout aussi bien les arguments droitiers et dominants de l'essentialisme (les musulmans seraient, par essence, inassimilables) que le plaidoyer gauchiste du multiculturalisme (c'est l'islamophobie qui, seule, provoquerait la radicalisation d'une partie d'entre eux). Des printemps arabes au nihilisme générationnel des jeunes paumés de la mondialisation, de l'échec de l'islam politique à l'engagement de la France contre l'État islamique, Olivier Roy donne des clefs pour comprendre la question musulmane. Et lance des raisons d'espérer en une France capable d'accorder ses idéaux à la pluralité des mondes.

  • "À quoi bon ce corps? se lamente l'héroïne de ce roman, en égrenant ses souvenirs. Élevée dans une famille yéménite traditionnelle, elle a grandi sous le joug des préceptes et des interdits. Soumission ou transgression, elle n'a pas d'autre choix. Loula, sa soeur aînée, qui se sert de ses charmes pour vivre, a choisi la rébellion et l'initie, en cachette, à la sexualité. Quant à son frère, il délaisse Marx pour Dieu et l'entraîne dans le djihad, jusqu'en Afghanistan. Entre religion et frustration, elle suivra son inexorable destin...
    Un portrait brûlant, dérangeant, d'une femme brisée par une société hypocrite."

  • Boris Sieger est un employé de mairie attaché à sa vie ordinaire. Parfois, il passe la nuit avec le fils de sa vieille concierge. C'est à peu près tout ce qui constitue sa vie sociale jusqu'au jour où il croise Oussama, dit Oussa - c'est plus facile à porter -, un atypique jeune de banlieue parisienne. Boris se découvre grâce à lui un possible frère... parti faire le djihad. Son existence suscite en Boris de nombreuses questions, à commencer par la plus douloureuse : où est-elle passée, cette mère qui l'a abandonné quand il n'était qu'un enfant ? Où est-elle, cette disparue de Honfleur, la ville d'Erik Satie, dont les Gymnopédies semblent rythmer toute cette intrigue ? C'est le début du voyage pour Boris et Oussa, périple qui les mènera jusqu'à Kémal Fadil, un commissaire oranais. Au programme des réjouissances, médecine chamanique et rituels de sorcellerie maghrébine, secrets de famille et questionnement identitaire. D'un pays à un autre, d'une croyance ancestrale à la perte de repères des sociétés modernes, Ahmed Tiab tisse une intrigue terriblement efficace. Ahmed Tiab est né à Oran (Algérie), en 1965. Aujourd'hui installé dans le sud de la France, il a déjà publié, chez le même éditeur, Le Français de Roseville et Le désert ou la mer.

  • Ils sont cinq parents, français et belges, aux parcours très différents. Ils ont plongé dans un même cauchemar : l'un de leurs enfants est parti en Syrie. Enrôlés par des recruteurs aguerris, ils ont cédé à l'appel du djihad, abandonnant leur vie, leur famille. Pour Samira, c'était un dimanche : sa fille Nora n'est pas rentrée à la maison. Olivier était en Espagne quand Sean a pris la route. Il a filé avec son meilleur ami, Sammy, le fils de Véronique. Christine a cru bien faire en envoyant Matthias se changer les idées à Paris, mais il s'y est radicalisé. Élodie pensait Luc, son fils unique, en vacances au Maroc. Céline Schoen est allée à la rencontre de ces parents avec l'objectif assumé de mettre la focale sur eux, et non sur leur enfant, dans une démarche à la fois humaine et nouvelle.

  • Partir c'est mourir

    Jean Mignot

    En pleine nuit, le corps de Séverine est trouvé allongé dans la rue, devant chez elle à Versailles. Elle est atteinte d'une balle dans la tête. Elle est dans le coma et la médecine refuse de retirer la balle. Elle s'apprêtait à partir faire le djihad en Syrie après s'être convertie à l'Islam. Qui a commis cette tentative de meurtre ? Anouar, à qui elle venait d'annoncer qu'elle renonçait à partir avec lui ? Frédéric, l'amant de Séverine ? Alice, la femme de ce dernier ou Arthur, le fils de celle-ci ? C'est le commandant Bertrand qui mène l'enquête. Un flic à l'originalité qui cache sa sensibilité et le drame qu'il a vécu. En cours d'enquête, deux autres crimes sont commis.

  • Longueuilistan

    Mourad Saouli

    Longueuil : terreau d'apprentis djihadistes

    Aymen est un jeune Tunisien qui a fui son pays pour se réfugier à Montréal. Sans papiers, il cumule les petits boulots mais se fait arrêter lors d'un contrôle d'identité de routine. Transféré à la prison fédérale de Sarnia, l'Agence ­canadienne de renseignement lui propose de recueillir des informations sur une mosquée à Longueuil, en lui promettant la légalisation de son statut.

    Installé aux frais de l'Etat, l'informateur en herbe fréquente principalement la mosquée El Nour à la réputation suspecte. Il y rencontre un groupe de jeunes de son âge avec qui il se lie d'amitié, mais qui s'avère être un gang de délinquants versé dans le trafic de drogue et le proxénétisme.

    Aymen rapporte ses informations à l'Agence, mais celle-ci ne semble pas intéressée par les méfaits de ce gang. Elle lui demande de se concentrer principalement sur l'iman de la mosquée et le responsable de l'Association musulmane, soupçonnés d'être des incitateurs à la radicalisation de jeunes partis en Syrie et de financement d'organisations terroristes.

    Ne pouvant obtenir de preuves sur ces deux suspects, comment Aymen ­parviendra-t-il à obtenir de l'Agence sa citoyenneté canadienne et son passeport si aucun renseignement ne peut les incriminer?

    Cette fiction traite de plusieurs sujets de la société nord-américaine en général?: la société de consommation, l'islam politique, la solitude, le multiculturalisme et, bien sûr, le terrorisme latent en Occident.

  • Nous n'en avons pas fini avec David. 

    Non seulement parce que l'histoire du petit berger devenu roi a tout d'une tragédie antique - amours, meurtres, vengeances, trahisons... Mais parce que le règne de David va fonder jusqu'à aujourd'hui la manière de lier le politique au religieux, de les enchaîner bien souvent.

    Depuis Charlemagne, toutes les formes de royautés européennes se sont voulues, par l'onction reçue de Dieu, à l'image de David. 

    De même dans le monde arabo-musulman où les Califes (jusqu'au califat aujourd'hui autoproclamé de Daech) sont tous en succession de David - « nous l'avons fait Calife », dit le Coran. 

    À travers ces péripéties de puissance et de sang, c'est toute la question des relations entre la religion et la puissance politique qui s'expose. Question redevenue d'une violente actualité.

    Mais ce en quoi David nous importe encore plus, c'est qu'au coeur même de l'effervescence de ces relations tendues entre pouvoir et religion il va faire naître un des sommets de la poésie universelle : les psaumes. 

    S'approcher de David, c'est convoquer ce tumulte où le chant émerge du chaos. 

    Aux derniers jours de sa vie, abandonné de tous, David n'a plus à ses côtés qu'une jeune vierge qu'on lui apporte pour le réchauffer et éveiller ce qu'il lui reste de virilité. Faute de devenir son amante, elle va devenir sa confidente et réveiller en lui les déchirements d'une vie prise entre ces deux formes du combat. Intérieur et extérieur. Mystique et guerrier. Poétique et politique.  

  • Des parents d'enfants radicalisés prennent la parole : une enquête pour comprendre le terrorisme aujourd'hui.
    Daech ne cesse d'attirer de jeunes recrues. Mais une fois dans les rangs de l'Etat Islamique, le contact de ces enfants avec leur famille n'est pas rompu. Les échanges que les apprentis djihadistes entretiennent avec leurs proches révèlent alors leur détresse face à la mort imminente qui les guette. Souvent, leur appel au secours résonne dans le vide : leur retour est impossible et la prison leur seule porte de sortie. En Europe, les familles tentent de réagir. Elles s'organisent et imaginent des moyens pour réintégrer ces enfants perdus dans la société. Mais leur combat est rendu d'autant plus difficile que ces parents sont stigmatisés, considérés comme des terroristes eux-mêmes, et jugés indignes car incapables d'avoir su donner une bonne éducation à leurs enfants et incapables d'avoir su repérer leur radicalisation. Ce sont ces parents, pris au piège entre l'amour familial et l'incompréhension du départ, que Pascal Dupont a rencontré. Il nous livre une enquête passionnante à leurs côtés, de Molenbeek en Belgique à Aarhus au Danemark, en passant par l'expérience originale menée en Irlande avec d'anciens soldats de l'IRA. Un ouvrage indispensable pour imaginer les conditions d'un retour au pays et une réintégration de ces garçons et filles que l'on croyait perdus pour toujours.

  • Elise, Fouad. L'amour les prend au dépourvu. Dans un "café solidaire" de la banlieue parisienne. Tout les sépare - origines, culture, quartier, rêves et désirs, tout autant que les mille petits détails de la vie quotidienne... Et pourtant, une force irrésistible va les projeter vers un parcours commun. Alors, pour apaiser leurs blessures d'enfance, arriver à s'inscrire dans un monde de plus en plus marqué par la démesure et la violence, pour s'articuler, cahin-caha, l'un avec l'autre et trouver le chemin de leur vérité singulière, ils vont tout essayer. La pensée et l'action, la révolte et la prière, le soleil et la lune... Et jusqu'à la Syrie.

  • Qu'est-ce qui pousse des jeunes Occidentaux à aller faire une guerre qui n'est pas la leur ? Pourquoi se laisser embrigader au point de risquer, voire de donner, sa vie pour une cause telle que le djihad ? Au nom de quoi, au nom de qui ces jeunes s'impliquent-ils aussi aveuglément ?
    Ce sont ces questions qui traversent l'esprit d'Ariane le jour où elle découvre que sa fille, Élise, est soupçonnée d'avoir participé à un attentat terroriste dans le métro. Plus l'enquête menée avec intelligence et délicatesse par l'inspecteur Alex Duval avance, plus elle est obsédée par le comment et le pourquoi. Tout comme Fatima et Oleya, deux autres mères dont les fils, Tariq et Jamil, se sont aussi radicalisés. Chacune se demande ce qu'elle a bien pu faire pour que son enfant en soit arrivé là.

    Basculer dans l'enfer, un thriller des plus actuels, mettant en scène trois familles ordinaires qui sont devenues, bien malgré elles, des victimes du terrorisme !

  • Libérez Tombouctou !

    Frederic Gout

    Janvier 2013, opération Serval. Le colonel Frédéric Gout lance son régiment d'hélicoptères de combat dans le désert du Mali. Sa mission : libérer Tombouctou de la menace islamiste. Jour après jour, au coeur du conflit, il tient un journal de guerre. « Le 11 janvier, j'ai reçu l'ordre de déployer mon groupement aéromobile au Mali. Lancés à la poursuite d'un ennemi déterminé, mes vingt hélicoptères sont de toutes les missions : débarquement à Bamako, prise de Tombouctou, course à l'ennemi vers Gao et Tessalit, destruction des djihadistes retranchés dans le massif des Ifoghas. Mon récit raconte une aventure hors norme : celle du peuple malien soumis à la domination impitoyable de quelques-uns ; celle du quotidien de mes soldats, hommes et femmes, engagés dans une opération militaire dangereuse et inédite. La mienne, enfin, car, au-delà des combats, j'ai affronté de nombreux défis techniques, climatiques et humains. Pendant trois mois, je n'ai eu que deux objectifs : libérer le Mali et ramener tous mes hommes vivants. »

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