• L'Essai sur le don de Marcel Mauss est l'un des textes majeurs, si ce n'est le texte majeur, de l'anthropologie du XXe siècle. Par l'étude des systèmes d'échange de la kula et du potlatch, il démontre que le don fut historiquement l'un des moteurs de nos sociétés. À l'encontre de tout rationalisme le potlatch, pratiqué chez certaines tribus amérindiennes, amène au sommet de l'échelle sociale les individus capables de se défaire de tout ce dont ils possèdent. Un système qui se révèle radicalement opposé au nôtre, où les possédants détiennent le pouvoir.

    Dans cet ouvrage précurseur, Mauss bat en brèche bon nombre d'idées reçues sur les principes de l'échange et du don. Par-delà leur dimension économique une dimension spirituelle. "Nous n'avons pas qu'une morale de marchand " conclut Mauss.

    Marcel Mauss (1872-1950) est la grande figure de l'anthropologie française, ainsi que le neveu du sociologue Émile Durkheim. Il a construit pendant plusieurs décennies une oeuvre protéiforme et a marqué en profondeur l'ensemble des sciences humaines de son siècle. Son essai anthropologique sur le don a bouleversé notre regard historique sur l'économie. Il a su conjuguer son travail de recherche à des convictions socialistes, et s'engagea en particulier en faveur du colonel Dreyfus.

  • Simmel démontre ici le mécanisme psychologique qui a permis de transformer l'argent de moyen en fin. Or, en servant quantité de fins, l'argent devient "incolore", privé de valeur en soi. Simmel analyse des cas pathologiques, allant de l'avare au dépensier compulsif, aspects psychologiques complétés par de passionnantes observations d'ordre historique et sociologique. Il se penche également sur les liens générés par l'argent, source paradoxale de l'individualisme moderne. Si la possession d'argent procure une liberté personnelle, elle engendre une insatisfaction croissante, tant la dimension qualitative, inexprimable en termes économiques, s'efface au profit du quantitatif. L'argent n'en reste pas moins pour l'homme moderne un aiguillon de son activité, une promesse illusoire de bonheur.

    Philosophe et historien de formation, Georg Simmel (1858-1918) fut l'un des fondateurs, avec Max Weber, de la sociologie allemande. Auteur de Philosophie de l'argent(1900), il donna également des cours à l'université de Berlin et de Strasbourg. Son oeuvre connut d'emblée une réception très favorable aux États-Unis, puis en France.

  • "J'en ai lu des livres sur l'Afrique, depuis le temps que je l'aime et que je m'acharne à la comprendre. Peu d'entre eux m'ont autant éclairé."
    Érik Orsenna


    On ne peut plus négliger l'Afrique, car c'est là que se jouent la démographie et la croissance ou, sinon, les drames humanitaires et écologiques de demain. À rebours des idées reçues, cet ouvrage dresse un panorama complet de la réalité africaine, pour comprendre le présent et appréhender l'avenir. Il aborde successivement les questions de politique, d'économie et de culture, sans omettre les sujets d'actualité que sont le terrorisme, la pauvreté, l'aide au développement... Conçu par un ancien diplomate ayant consacré l'essentiel de sa carrière à l'Afrique, il constitue un outil unique de découverte et d'étude, agrémenté d'une douzaine de cartes.

  • J'excusais sa rage parce que je ne pouvais pas supporter de le voir tel qu'il était vraiment. Il aurait fallu également que je me voie telle que j'étais, et je refusais d'être une femme battue.

    L'abus ne pourrait cesser que si j'admettais cette vérité.

    Tant et aussi longtemps que je ne réussirais pas à dire à haute voix ce qu'il avait fait, le manège de la douleur ne pourrait pas s'arrêter pour me permettre de descendre du cheval de bois et partir.

    * *

    Écrit avec intelligence et force, Michele Weldon nous raconte son histoire bouleversante et véridique d'abus conjugal.

    Marié à l'homme « parfait » durant neuf années, l'auteure a fermé les yeux trop longtemps sur l'enfer que ce conjoint violent lui faisait vivre. Un jour, elle décide de s'échapper de son emprise, avec courage, pour élever seule ses trois enfants et refaire sa vie de femme libre et épanouie.

    En nous livrant son combat pour retrouver sa dignité, elle démontre que toutes les femmes ont finalement le pouvoir de transformer leur rôle de victime en celui d'héroïne.

    Journaliste depuis vingt ans, Michele Weldon a écrit pour Chicago Tribune, Los Angeles Times, New York Times, Woman's Day, Parenting et d'autres publications. Elle est chargée de cours à l'école de journalisme Medill de l'Universié Northwestern.


  • De la Première Guerre mondiale à la fin du siècle dernier, cet ouvrage rassemble une sélection de 80 discours fondateurs dont il propose une explication, une mise en perspective et une analyse. Pour chacun, il dévoile le contexte, la problématique

  • Le « genre » véhicule peurs et fantasmes. Mal connu, le mot est aujourd'hui employé à tort et à travers et instrumentalisé politiquement ; ce qui réduit généralement les débats à un florilège d'idées reçues. Il serait ainsi une « mode américaine », une « lubie de féministes » ou encore une « théorie fumeuse », voire dangereuse, cherchant à nier les différences entre les femmes et les hommes et à s'immiscer dans les salles de classe et les têtes des enfants...
    Face à tant de confusion, il est fondamental d'apporter un éclairage sur ce que le genre est, et sur ce qu'il n'est pas. Car le genre est un concept bien précis et tout à fait sérieux. Il constitue un outil qui a été historiquement mobilisé - et continue de l'être - au coeur des mobilisations féministes relatives aux rapports de pouvoir entre les sexes, servant notamment à mettre à jour la nature sociale des processus qui attribuent à chacune des catégories sexuées des caractéristiques présentées comme naturelles. Les études sur le genre constituent aujourd'hui en France un champ de recherche florissant et dynamique, au sein duquel sont formulées et analysées des questions fondamentales portant sur des sujets aussi variés que le travail, la santé, le langage, la violence, la sexualité ou encore le sport, la famille, la religion, etc. Ces questions, comme les réponses qui peuvent leur être apportées, concernent tout le monde.
    C'est précisément pour cela qu'il est essentiel de rendre les réflexions sur le genre accessibles au plus grand nombre, au-delà du milieu universitaire où elles sont encore trop souvent confinées.


  • L'habitude prise au jour le jour de ne pas exercer pleinement notre volonté nous sépare de tout : un voile épais recouvre ce que nous sommes, les autres avec qui nous partageons notre vie, et les choses qui nous entourent nous sont à peine vi

  • Pourquoi lire ? Et en quoi cette question se trouve-t-elle nécessairement au coeur de l'interrogation portée sur l'École aujourd'hui ? Qu'on le veuille ou non, dans les flots de signes qui environnent chacun de nous, il faut apprendre à observer, comprendre, découvrir. En un mot : à lire. Lire, c'est entreprendre de saisir et maîtriser tout ensemble signifiant. Les textes écrits et imprimés n'en sont qu'une forme particulière, très élaborée. Apprendre à les connaître ne peut être, ne doit être que la forme intelligente de l'apprentissage des signes du monde. Cela posé, quelques paradoxes s'éclairent. Que les media nouveaux déversent à flots les images et les décibels n'est pas une cause du déclin de la pratique de lecture. Même et surtout pas une vraie raison. Dans les media, les textes écrits s'offrent en foule compacte. Autant de pâtures pour l'oeil. Plus compacte encore la foule des textes oraux, ânonnés, chantés, braillés ou assénés avec componction. Autres pâtures de lectures, en une autre façon. Assez, donc, des propos grises mines de salles des profs et de radio-cultures sur le goût de lire qui se perd. Il n'est que temps de ré-apprendre à lire.

  • La méthode est la pierre angulaire de la recherche appliquée en sciences humaines, sociales et de la santé, car c'est elle qui balise le chemin qu'emprunte le chercheur pour réaliser ses travaux. Elle doit soutenir le processus de réflexion en fonction du contexte dans lequel s'inscrit un projet, soit tenir compte de la question de recherche, du phénomène et de la population à l'étude. Dans un monde de la recherche de plus en plus décloisonné et vaste, il devient nécessaire de disposer d'une perspective englobante, capable d'intégrer les apports de diverses approches méthodologiques tout en reconnaissant leurs particularités.

    Le présent ouvrage, en évitant le traditionnel clivage entre méthodes qualitatives et quantitatives, présente 30 devis ou analyses de recherche, dont l'étude de cas, la théorisation ancrée, la revue de littérature systématique, l'essai randomisé, le groupe de discussion focalisée, les analyses multiniveaux, la modélisation par équations structurelles et les approches participatives. Cette nouvelle édition est également enrichie de chapitres portant sur l'examen de la portée, la méta-review des écrits, l'analyse de puissance, l'analyse d'agrégats géographiques, les algorithmes d'apprentissage automatique ou statistique, la modélisation de type Rasch et les enquêtes en ligne.

    Tout au long du manuel, des ponts sont établis entre les méthodes de recherche qualitatives, quantitatives et mixtes afin de mettre en lumière leurs points communs et leurs articulations. Leurs applications concrètes permettront également au lecteur (étudiant, chercheur, professeur ou intervenant) de reproduire le cheminement méthodologique tracé par les auteurs.

    Marc Corbière, conseiller en orientation, est professeur titulaire en counseling de carrière au Département d'éducation et pédagogie de l'Université du Québec à Montréal, chercheur au Centre de recherche de l'Institut universitaire en santé mentale de Montréal et titulaire de la Chaire de recherche en santé mentale et travail.

    Nadine Larivière, ergothérapeute, est directrice du programme d'ergothérapie et professeure titulaire à l'Université de Sherbrooke. Elle est également chercheuse à l'Institut universitaire de première ligne en santé et services sociaux et à l'Institut universitaire en santé mentale de Montréal.

  • Le débat que suscite la psychanalyse est essentiel. Sa signification culturelle tient autant dans les controverses passionnées qu'elle fait naître que dans son propre contenu.

  • Il existe peu d'ouvrages sur l'analyse de la politique étrangère en langue française et la plupart d'entre eux découpent l'objet d'étude de manière soit thématique, soit géographique, soit théorique (théories de l'analyse de la politique étrangère et des relations internationales). Ce livre se démarque clairement de ces travaux. Son ambition est de réaliser un tour d'horizon des grands questionnements, des théories, des concepts et des méthodes qui traversent les différentes disciplines de sciences humaines et sociales, et qui peuvent enrichir et affiner l'étude de la politique étrangère. Il met ainsi à jour avec rigueur et clarté toute la complexité de l'analyse de la politique étrangère.

    Christian Lequesne est professeur de science politique à Sciences Po (CERI) et rédacteur en chef d'European Review of International Studies (ERIS). Connu pour ses travaux sur l'Union européenne, il consacre aussi ses recherches aux pratiques de la diplomatie contemporaine.

    Hugo Meijer est Marie Sklodowska-Curie Research Fellow au Robert Schuman Centre for Advanced Studies de l'Institut universitaire européen (IUE). Ses recherches se concentrent sur l'analyse de la politique étrangère et de défense aux États-Unis et en Europe.

  • Recherche sociale, 7e edition - de la problematique a la collecte des donnees Nouv.

    Cette nouvelle édition de Recherche sociale s'inscrit dans une perspective pédagogique et contribue à la formation des chercheurs et chercheuses novices en présentant une approche procédurale à la fois rigoureuse et ouverte. Le présent ouvrage reflète l'évolution des méthodes de recherche en sciences humaines et sociales, tout en reposant sur les fondements établis dans les éditions précédentes.

    Les premiers chapitres de ce livre présentent les caractéristiques et théories principales de la recherche en sciences sociales. Les étapes de la recherche sociale - la problématisation, la conceptualisation de l'étude et la collecte de données - sont ensuite abordées en détail. La dernière partie de l'ouvrage est consacrée à l'exploration de certains enjeux importants qui doivent être considérés par toutes les personnes qui entreprennent des projets de recherche, qu'elles se trouvent en milieu universitaire ou organisationnel.

    L'ensemble des chapitres a été revu pour cette septième édition afin de tenir compte des développements méthodologiques et épistémologiques survenus au cours des dernières années ainsi que des mouvements sociaux qui ont motivé ces développements, dont la participation citoyenne, la décolonisation et le féminisme. Plusieurs chapitres ont été profondément transformés grâce aux contributions de nouveaux collaborateurs et de nouvelles collaboratrices. À cela s'ajoute également un chapitre inédit portant sur les enjeux contemporains de la recherche sociale et la publication de la recherche.

    Isabelle Bourgeois est professeure agrégée à la Faculté d'éducation de l'Université d'Ottawa. Ses travaux de recherche portent sur la mesure et le renforcement des capacités organisationnelles en évaluation. Elle est la rédactrice en chef de la Revue canadienne d'évaluation de programme et a reçu le prix Karl-Boudreault pour son leadership en évaluation de la Section de la capitale nationale (SCN) de la Société canadienne d'évaluation (SCÉ) en 2017.

  • Au XXe siècle, la société industrielle engendre la société prostitutionnelle. Du système des maisons closes, héritage de la Belle Epoque, au proxénétisme, du combat des prostituées à la mondialisation du système, ce livre dresse un état des lieux en même temps qu'il relate l'histoire du phénomène.


  • Les femmes ont changé : aux atouts qu'on leur reconnaissait traditionnellement - l'art de la séduction, l'intuition, la persévérance - elles ont ajouté de nouvelles armes considérées jusqu'ici comme "masculines" : la confiance

  • Le phénomène des comportements déviants semble se développer parmi la jeunesse et envahir l'école. Encore faut-il savoir ce qu'on désigne exactement par le terme de déviance. Les travaux de terrain, présentés dans cet ouvrage collectif, montrent que la production de la norme et de la déviance est un phénomène complexe. Le caractère fluctuant de la norme, y compris chez les enseignants, permet de clarifier la multiplicité des comportements déviants. Trop couramment diluées dans l'étiquetage de délinquance ou de violence, les attitudes déviantes sont, au contraire, solidaires de la réalité sociale de l'école, en tant qu'institution où se croisent les représentations souvent antagoniques des jeunes et des adultes. Les observations de terrain rapportées dans le présent ouvrage, proposent un nouveau regard sur les comportements des jeunes dans le contexte de l'école, puisqu'elles mettent en évidence une déviance ordinaire qui se développe quotidiennement dans les interactions avec la production sociale des normes.

  • Blonds, bruns ou sans cheveux, gros ou menus, les yeux grands ouverts sur le monde ou toujours endormis, les bébés sont différents : ceux qui vivent avec eux le savent bien. Mais le savent-ils, ceux qui les étudient ? Le discours scientifique dont les bébés sont l'objet est sans équivoque : le bébé est un être étonnant et très compétent. Mais ce bébé des psychologues cognitivistes existe-t-il réellement ? Les conclusions des études réalisées avec des bébés fortement sélectionnés et observés dans des conditions très particulières, peuvent-elles être généralisées sans problème à l'ensemble des bébés réels ? Si les différences observées entre les bébés dérangent parce qu'elles gênent l'accès aux lois générales de développement, prises comme objet d'étude, elles peuvent, par contre, éclairer les mécanismes individuels de développement de la personnalité. Dans cette perspective, les conduites doivent être situées dans la dynamique des relations entre l'enfant et le milieu dans lequel il se développe et, sous leur double aspect socio-affectif et cognitif, car les bébés, objets d'étude, sont aussi et avant tout des sujets à part entière.

  • En un temps où l'intérêt pour la bébologie tourne à l'engouement, avec toutes les idées fausses ou simplistes qu'un tel engouement engendre, il était bon de dire exactement ce qu'il en est des investigations qui ont bouleversé au cours des dernières années l'image que nous avions de la prime enfance, et donc de la genèse de l'homme. Ce livre est le recueil d'articles publiés dans la revue Enfance par une vingtaine des meilleurs spécialistes d'Amérique (États-Unis, Canada) et d'Europe (de l'Est et de l'Ouest). Dans son avant-propos, René Zazzo s'emploie à définir les itinéraires scientifiques, amorcés il y a tout juste un siècle, et qui ont conduit à la prolifération actuelle des travaux sur la première année de la vie.

  • Avoir des parents âgés est une joie mais aussi un souci. À des degrés divers, ils ont besoin de leurs enfants. Comment les aider ? Comment trouver la meilleure solution pour la vie quotidienne ? Se repérer dans les réglementations sociales, fiscales, juridiques... ? À qui et où s'adresser ? Telles sont les questions auxquelles les proches doivent répondre.

  • Dans cet univers de légende qui se décline sur papier glacé, qui étaient ces femmes, modèles et mannequins, à la beauté hiératique et hautaine, aux sourires figés et ensorceleurs ? Dans le luxe et la volupté, elles suivent la trajectoire des comètes jusqu'à ce que chacune scintille, devenue égérie d'un photographe, d'un couturier. Mais quels secrets hantent ces carrières fabuleuses ? o Devant la caméra d'un Capa, défilant pour Dior, Alla s'épanouit telle une femme-fleur, multiplie les séances pour des photographes de prestige tels Richard Avedon ou Harry Meerson, mais « la fée asiatique » sombre bientôt dans l'alcoolisme et le désespoir. o Ivy Nicholson, femme-chat aux yeux d'un bleu métallique fascine aussi bien Henry Clarke qu'Erwin Blumenfeld ou William Klein, puis se perd en une folie mortifère pour l'amour d'Andy Warhol. o Marie-Hélène Arnaud, double irrésistible et protégée de Coco Chanel, connaît le destin tragique de ces femmes, un temps resplendissantes et adulées, mais qui vieillissent seules. o Praline, fantasque et imprévisible, fille d'ouvrier transformée en diva, défile pour Lelong, Balmain, Fath, Rochas, Molyneux ou Paquin, puis disparaît en poussière d'étoile, tuée dans sa Citroën sur la route de Deauville... Autant d'existences chaotiques fourmillant de détails et d'anecdotes à travers une constellation de témoignages captivants : Jean Cocteau, Marlène Dietrich, Christian Bérard, Greta Garbo, Ali Khan, autant de noms mythiques qui conjuguent avec élégance art et haute couture. Excentriques ou frivoles, mondaines ou distantes, modèles et mannequins illustres sont les femmes de nos rêves incarnés.

  • Récemment disparu, Célestin Freppaz était un grand connaisseur de l'âme profonde de son pays ; il n'eût de cesse de forger - pièce après pièce - une oeuvre importante (pas moins de 15 volumes !), dont seule une petite partie est, à ce jour, publiée (notamment La Haute-Tarentaise dans la tourmente). "La vie traditionnelle en Haute-Tarentaise" (complété par M. Hudry) nous donne les clefs pour comprendre cette vieille civilisation de la haute vallée de l'Isère. C'est la mémoire de ces villages - aux noms aussi prestigieux aujourd'hui que Val-d'Isère ou Tignes - ou ceux, plus secrets, de Villaroger (avec la haute figure du hameau de La Gurraz), Sainte-Foy (avec les splendeurs passées du Monal) ou encore Séez et Montvalezan, logés au pied du célèbre col du Petit-Saint-Bernard, qui est ici présentée. Car la vie traditionnelle, là-haut comme dans le reste de la Savoie, ne doit pas sombrer dans l'oubli : la connaître sert à comprendre et aimer cette vallée. Écoutons encore une fois Célestin Freppaz : « C'est devenu un lieu commun de dire que le paysan aime sa terre. C'est pourtant une vérité permanente. Il la soigne, il la protège, il la défend. Tant de générations de même sang l'ont pétrie de leur sueur, qu'elle est pour lui une parcelle de son être, une raison de sa vie. Qu'elle soit champ, prairie ou forêt, qu'elle soit comme en ces parages, recouverte de maigres pâturages, parsemée de lacs ou hérissée de roches, la terre est la mère nourricière du paysan. Il est tout à elle. Elle est tout à lui. Les séparer est douloureux, enlever l'un à l'autre est une cruauté. »

  • Comment les élèves sont-ils jugés en conseil de classe ? De quelle façon leur avenir est-il décidé ? Quelles sont les données et les informations que l'on choisit de mettre en avant ? Dans cet ouvrage, François Baluteau apporte non seulement des réponses à toutes les questions pratiques que se posent les professeurs, les parents et les élèves ; il mène un débat de fond sur le fonctionnement du conseil de classe. Nombreux sont les éléments qui risquent d'entraver justesse et justice d'une décision... Comment peut-on alors trancher en son âme et conscience ?

  • Freud, le premier, est revenu plusieurs fois sur ses théories, les affinant, les confirmant ou les contre-disant à la lumière de ses expériences cliniques. Cet aspect évolutif, dynamique de la psychanalyse est suggéré ici à la lecture d'un choix de textes d'auteurs post-freudiens. À partir de thèmes annoncés, ces textes montrent comment découvrir les différentes implications et prolongements d'un concept freudien : ainsi sont développés les concepts d'originaire psychique, d'objets transitionnels, de vérité « archéologique », de négatif en souffrance, etc. Cet ouvrage constitue un exemple d'approche de la psychanalyse par l'étude des textes. Cette démarche intéressera tous les étudiants en psychanalyse et en psychologie et tous ceux qui veulent découvrir l'univers psychanalytique.

  • À partir d'une histoire critique de l'idée que se sont faite de la notion de raison, Platon, Aristote, Descartes, Hume, Kant, Hegel...

  • Messieurs de la Gauche, votre obsession a toujours été d'assassiner l'enseignement catholique en France. Depuis Jules Ferry, vous le guettez, hachoir en main. Qui donc nous accuse, nous, les catholiques, de « ranimer la guerre scolaire » ? Mais cette guerre est un fait brutal qui n'a jamais cessé ! N'avons-nous pas été sans relâche assaillis, tout au long des dernières cent années, par le sectarisme de la venimeuse Laïque ? Aujourd'hui, c'est la Fédération de l'Éducation nationale (F.E.N.) et bien d'autres instances de notre régime totalitaire qui veulent la peau de l'École libre - c'est M. Mexandeau, le compère de M. François Mitterrand, qui a médité longuement l'acte de mort - c'est M. Savary, ministre en exercice et bourreau de service, qui doit proposer à la condamnée les instruments de son supplice. Car enfin, n'en doutez pas ! Les décisions ont été prises une fois pour toutes ; le procès de l'enseignement catholique est fait - sans que l'on ait même voulu consulter les avocats. Des négociations ? Trompe-l'oeil et attrape-nigauds. La guillotine est prête, avec son couperet. Cette « Lettre ouverte », en apporte la preuve. Alors, Messieurs les socialo-communistes, je vous le dis solennellement : prenez garde ! Nous n'acceptons rien de vous - ni vos décisions, ni vos interdits, ni vos grossièretés de voyous de tribune, ni vos lois. Votre majorité n'englobe déjà plus, tant s'en faut, la majorité des Français, et votre régime est devenu parfaitement illégitime. Réfléchissez bien. Nos libertés, avec l'École libre qui en est la première et la plus inviolable expression, nous saurons les défendre « par tous les moyens, même légaux ». Craignez certaines colères, qui viennent de loin - je veux dire : des tripes même de ce peuple dont vous autres, bourgeois, conventionnels de pacotille, vous ignorez l'âme. Et prenez le temps de méditer, dans vos têtes farcies de haine recuite, l'ironie terrible de l'un de vos grands ancêtres, Danton, qui nous semble aujourd'hui d'une brûlante actualité : « Ce ne sont pas toujours les mêmes têtes qui tombent ! » Michel de Saint Pierre

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