• Alexandre Jobin coulait des jours paisibles à Montréal avant qu'un fantôme du passé ne déboule dans sa boutique d'antiquités. Blessée et poursuivie par des hommes de main russes, Julie Dorval tape à sa porte, en souvenir de leurs années de service dans l'armée canadienne. Elle lui raconte le vol d'un lot de pierres précieuses qu'elle a planifié dans la mine qui l'employait et son besoin impérieux de rejoindre LaMecque des diamantaires: Anvers. Traquée par la police, ses patrons véreux et les services secrets français, elle s'envole pour l'Europe, laissant sur sa faim un Jobin prêt à reprendre du service. Heureusement, la DGSE pense qu'il est le seul à pouvoir la retrouver et l'envoie à sa recherche. S'engage alors une course effrénée, parsemée d'affrontements sanglants et de cadavres.

    Dans chacun de ses romans, André Jacques exploite brillamment sa fascination pour le crime et pour le monde de l'art. Dès la parution de son deuxième roman, La Commanderie, le critique Norbert Spehner le range parmi les « incontournables » du polar au Québec. L'auteur a remporté, en 2016 et en 2019, le prix Saint-Pacôme du meilleur roman policier québécois pour les deux derniers volumes de sa trilogie : La Bataille de Pavie et Ces femmes aux yeux cernés.

  • Accablé par les ennuis qui n'en finissent pas de s'accumuler - qu'a-t-il fait pour mériter cela ? C'est tout de même « bien cher payé » ! -, l'homme qui va pour composer le code de l'immeuble où l'attend son psychanalyste se trompe de chiffres et tape ceux de sa carte bancaire... D'« acte manqué » à « visage », ces 100 mots de la psychanalyse sont moins un mini-dictionnaire qu'une façon d'évoquer à la fois la théorie et la pratique psychanalytiques, les deux indissociablement mêlées. Les notions-clés (ça, moi, surmoi, castration, complexe d'OEdipe, transfert...) côtoient les figures de la souffrance psychique (addiction, anorexie, dépression, paranoïa, phobies, suicide...) et quelques notions plus incidentes sur lesquelles la psychanalyse apporte un éclairage original (crise d'adolescence, honte, indifférence, mensonge, tendresse...).

  • L'espèce humaine n'est pas une espèce parmi d'autres, elle est la seule à s'auto-détruire et à détruire les autres espèces. Sauf une... Profitant de la dégradation des écosystèmes marins, la méduse prolifère. Elle a zéro neurone, l'homme, depuis qu'il est sapiens, en a 86 milliards. À la fin, qui l'emporte ? Figure privilégiée du totémisme psychanalytique et du sexe de la mère, lequel pétrifie celui qui ose le regarder en face, de quoi la méduse est-elle aujourd'hui le symbole ?
    À l'heure où la pulsion d'auto-anéantissement s'empare des quatre éléments : la terre, la mer, l'air et le feu, la symbolisation du désastre en terme de castration est presque devenue une aimable figure. La psychanalyse a pour toile de fond ces deux expériences anthropologiques fondamentales que sont la sexualité et la mort. Alternant essais et fragments cliniques, ce livre cherche à restituer le vif d'une expérience, tant individuelle que collective, dont l'inconscient, ce fonds le plus inacceptable de la vie psychique de chacun, est le secret horizon.

  • La vie sexuelle

    André Jacques

    Sexe, sexualité, désir, amour... Difficile de s'y retrouver dans la confusion des sentiments ! Jacques André et ses collègues vous proposent d'y voir un peu plus clair dans les chambres obscures (et ailleurs...). Vocabulaire pour interroger le sens de nos faits et gestes en la matière, puis tour d'horizon de la sexualité féminine et de la sexualité masculine, et enfin - sous la conduite de Vincent Estellon -, exploration du sexe quand il est addictif : dans ce livre, le sexe passe sur le divan !

  • À travers la présentation de sept textes de Freud, Jacques André traite une oeuvre qui déborde largement l'espace limité de la psychanalyse, marquant toute la culture du XXe siècle : l'enfant, la sexualité, la destructivité, l'oeuvre d'art, la religion, la psychologie des masses, sans parler de la psychopathologie, ne sont plus les mêmes problématiques avant et après Freud. La pensée freudienne a révolutionné quelques-uns des fondamentaux sur lesquels reposent l'expérience humaine : ce que « moi » veut dire, l'infantilisme de la sexualité, notre rapport à la temporalité et à la mort, la présence d'un inconciliable, d'un inacceptable au coeur de la vie psychique de chacun, l'empire de la honte et de la culpabilité par-delà la morale ordinaire, l'inexorable violence individuelle et collective... et nos modes de pensée les plus communs ne sont pas épargnés : il n'est plus possible après un lapsus de s'en remettre à la fatigue, ou de renvoyer l'homosexualité à la « contre-nature ».

  • À l'heure du « développement personnel », du « bonheur en vingt leçons » et du devoir de « positiver », la force de la psychanalyse est de ne pas sous-estimer la violence de la vie psychique. Derrière la façade des vies « comme il faut », la folie privée est la chose du monde la mieux partagée.
    Ce livre, à travers des instantanés de séances, cherche à faire entendre la parole souvent dérangeante, et en dépit du bon sens, de l'inconscient. Le bouleversement des anciennes rigidités familiales, les nouvelles libertés du choix sexuel ont le « mérite » de révéler mieux que jamais l'âpreté de la relation homme-femme, l'expérience à la fois éprouvante et passionnante de leur altérité.
    Les « vérités » de la psychanalyse ne sont pas toujours bonnes à entendre - l'inconscient ignore le « politiquement correct » -, mais au moins elles ne font pas l'impasse sur la complexité des vies intérieures.

  • Cinq psychanalystes et une politiste interrogent les théories du genre. Domination masculine et privilège de l'hétérosexualité sont les deux adversaires dont les théories du genre remettent en cause les prétentions. L'expérience du psychanalyste est d'un autre ordre, son objet, l'inconscient, ignore l'égalité et cultive à loisir le « politiquement incorrect ». Les études de genre nourrissent l'espoir politique d'un traitement social à parité entre les sexes et les sexualités. Si la psychanalyse aspire aussi au changement, celui qui permet au moi de l'analysant de gagner un peu de liberté, c'est sans préjuger de ce qui définit le « bien » de chacun. Entre la psychanalyse et les Gender Studies, le débat est aussi nécessaire que complexe, parce que convoquant des plans hétérogènes. L'expérience clinique des homosexualités et des bisexualités est pour ce débat un véritable croisement.

  • Bribes d'un récit de guerre, amplifiant et refaçonnant la bonté et la cruauté, la lâcheté et le courage, bribes survivantes d'un doute constant entre vécu et imaginaire. Est-il possible de penser cette banalité d'un homme parmi cinq cent mille autres avec des marges sombres, des remugles, des refus, des aubes, du sang, les sueurs aigres d'une marche, la peur, la vacuité, la somptuosité d'une chevelure nocturne, la matité d'une peau, la pestilence d'un cadavre piégé et l'ouverture d'une figue fraîche près de la source ?

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Une opération visant à démanteler un réseau de trafic d'armes et d'oeuvres d'art tourne mal... Un officier du Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS) trouve la mort lors de ce dérapage. Le SCRS place alors ses espoirs en Alexandre Jobin, antiquaire et retraité des services secrets de l'armée canadienne. On souhaiterait qu'il reprenne les rênes de la mission. Alexandre, d'abord réticent, se retrouve vite plongé dans une enquête qui dépasse les frontières canadiennes, alors que tout indique que le chef de cette organisation criminelle n'est nul autre qu'un ancien ennemi auquel il a eu affaire à l'occasion d'une mission militaire menée quelques années plus tôt dans les Balkans. De Montréal à l'Italie, puis à la Croatie, accompagné de partenaires de confiance, notamment de la sulfureuse Pavie, il s'engage dans une quête effrénée qui le mène tout droit aux gouffres du Karst et l'oblige à affronter les démons de son passé.

  • « Bien ficelé, une écriture qui nous tient en haleine du début à la fin. Des références historiques, littéraires et iconographiques. Que demander de plus? »
    Suzanne Ferland, CTB - TV Lanaudière

    « Ce que j'ai le plus aimé là-dedans, c'est qu'Alexandre Jobin, ce héros, est en fait un anti-héros (...) on s'attache à lui (...) c'est très crédible, on est loin du héros Bruce Willis américain (...) »
    Dominique Lévesque, Radio-Canada - Libre comme l'air

    « Une très bonne histoire (...) j'ai adoré! »
    Dominique Lévesque, Radio-Canada - Libre comme l'air

    « Un polar québécois vraiment bien ficellé (...) »
    Dominique Lévesque, Radio-Canada - Libre comme l'air

    « (...) un bon divertissement, avec un personnage principal fort sympathique. » - Nobert Spehner, La Presse

    « (...) André Jacques écrit d'une main de maître. En effet, son intrigue est bien ficelée, bien documentée et tangible. On ressent chaque scène presque comme si on y était. » - Marie-Hélène Therrien, Autour de l'île

    « (...) histoire marquée par le formidable talent de conteur d'André Jacques. »
    Pierre Turbis, 103,3 FM - Allez debout ! (Longueuil)

    « Un roman mené tambour battant qui nous garde en haleine jusqu'à la toute fin. Une passionnante lecture (...) que je recommande chaudement. »
    Pierre Turbis, 103,3 FM - Allez debout ! (Longueuil)

    « Chapeau à André Jacques et j'espère que nous aurons le plaisir d'ici peu de lire une suite à cette trilogie. Ce monsieur a le don de nous transporter dans un monde de violence et de malice, mais sans jamais alourdir le texte par des scènes cruelles et sanguinaires. L'émotion est toujours présente mais très bien distillée. »
    Suzanne Ferland, CTB-TV

  • Ceux qui ont lu le captivant roman policier Les Lions rampants reconnaîtront dans La Commanderie la manière propre à l'auteur : une histoire savamment machinée, des personnages à la fois complexes et étonnamment familiers, une intrigue moderne mais subtilement inscrite dans l'histoire et la culture. Ce thriller n'est pas sans rappeler les univers sophistiqués de Perez-Reverte.



    L'antiquaire Alexandre Jobin, officier retraité de l'armée canadienne, est appelé à reprendre du service dans une bien curieuse affaire. D'abord engagé par une vieille et riche héritière pour faire évaluer des huiles et des aquarelles de peintres postimpressionnistes, il se retrouve bien malgré lui investi d'une seconde et plus périlleuse mission : retrouver, en Europe, la trace de la petite-fille de sa richissime commanditaire, mystérieusement disparue.

    De Montréal à Paris, de la Haute-Provence à la Savoie, cette enquête entraîne notre héros dans une série d'aventures où se mêlent les milieux de l'art, les sectes ésotériques, les trafiquants d'images pornographiques, les partis politiques d'extrême droite et la mafia russe. La double mission qui au début s'annonçait comme un séjour touristique en France prend alors les allures d'une poursuite déchaînée.

  • Cet ouvrage présente un état de la condition du médecin à Rome dans une perspective historique : sa vie professionnelle de l'acquisition des connaissances à sa retraite ou à sa mort ; sa place dans la société : esclave, affranchi ou citoyen (de naissance ou par octroi du droit de cité) ; son comportement quotidien dans sa boutique ou en visite ; ses rapports avec ses confrères et avec l'autorité politique ; sa situation inégale et fluctuante selon la fortune et la localisation de sa clientèle, riche ou pauvre, urbaine ou rurale ; ses devoirs et sa responsabilité morale et juridique. Avec le temps, le développement de l'urbanisme favorise la multiplication des praticiens et leur concentration dans les grandes cités où vivent les riches, en même temps que le corps médical se diversifie (médecins, chirurgiens, cliniciens, médecins-masseurs, etc.). Abstraction faite des progrès postérieurs de la science médicale et de la civilisation, cette revue permet de saisir en germe plusieurs traits modernes de la profession : médecins de collectivités préfigurant la médecine du travail, médecins municipaux, enseignement officiel, institution, restreinte aux grandes cités, de l'assistance médicale gratuite pour les prolétaires, et même amorce de la médecine légale.

  • À la suite de la disparition de Sylvie Poitier, adolescente de 15 ans, fille de la Libellule et du Puma, ainsi que la disparition de sa copine, Nadine Carembois, l'Aigle est entraîné dans une organisation d'enfants prostitués qui sont formés pour l'espionnage. Cette mission va le conduire dans différents pays où la morale n'existe plus et les cadavres s'accumulent.

  • Des millions de paysans et de paysannes expérimentent des techniques et des démarches de cultures globales qui ouvrent un espoir immense : l'agriculture peut renouer avec le vivant et devenir une source de stabilité climatique, de renaissance de la biodiversité et de production vivrière performante. En réalisant la synthèse du terrain et de la recherche scientifique, des savoirs paysans et des savoirs académiques, de l'Inde et de l'Europe, ce livre retrouve la démarche initiale de certains fondateurs de l'agriculture biologique et propose un nouvel élan pour un projet planétaire fécond.

  • La véritable élégance ne connaît pas les modes. Le dernier cri est celui que vous inventerez demain, au hasard de votre humeur et de votre fantaisie. Chargé d'émotions contradictoires, il jouera sur des tonalités dissonantes, et ce bruit léger et pourtant grave vous fera venir aux lèvres sourires et sanglots. Rares sont les écrivains qui savent dire ces choses. Jacques A. Bertrand est de ceux-là. Dans ce recueil de textes où s'expriment tout son talent et sa liberté d'esprit, il vous invite à le suivre dans une déambulation souriante au milieu des êtres et des choses.

  • Ce livre explore les différents aspects que la mère adoptive laisse entrevoir de sa réalité psychique, notamment : l'intérêt, voire la fascination envers les parents biologiques de son enfant et l'idéalisation de la mère de naissance, la transformant, puisqu'elle est inconnue et que la mère adoptive sacralise la venue au monde, en véritable incarnation de la figure mythique de la mère. Le livre présente un fait clinique remarquable : l'enfant adopté propose à sa mère le jeu de sa mise au monde, un vrai levier de la renaissance qu'il attend visiblement de son adoption. Cet ouvrage interroge les paradoxes du désir d'enfant chez la mère renonçant à l'enfant qu'elle a mis au monde et le syntagme de « déni de grossesse ». Il interroge la pratique de « don d'enfant » présente en Océanie, où la relation réelle entre la mère de naissance et la mère adoptive diffère de celle purement imaginaire entre les deux femmes en France.

  • La naissance de la psychanalyse est inséparable des excès d'un père séducteur et de leurs conséquences hystériques. C'est pourtant l'image inverse, celle d'un père médiateur, confondu avec sa fonction de tiers séparateur entre la mère et l'enfant, représentant l'ordre symbolique et ses interdits, brisant la confusion incestueuse au profit de l'ouverture au socius et à la vie de l'esprit, qui est devenue la référence psychanalytique. Un siècle de « révolution » sexuelle et de bouleversements dans la parentalité n'a pas laissé indemne l'ordre patriarcal et sa filiation patrilinéaire. De quelle façon ces changements anthropologiques profonds, sinon « fous », affectent-ils le devenir-père, tant le désir d'enfant chez un homme que sa relation à « l'enfant qui paraît » ?

  • En reportage à Hollywood pour y suivre la cérémonie des Oscars, Lefranc est témoin de la croisade agressive que mène une faction religieuse extrémiste, l'Église du Pardon et de la Foi du Révérend Blackstone, contre les milieux du cinéma, accusés de toutes les dépravations. Plusieurs accidents et attentats violents se succèdent, visant des personnalités hollywoodiennes. Lefranc soupçonne l'organisation de Blackstone de vouloir infliger à Hollywood un châtiment d'inspiration divine, radical et définitif. Et va tenter de s'y opposer, au péril de sa vie...

  • « Survivre à quelqu'un » : tel est le sens le plus ancien du mot « survivre ». Il s'oppose moins à la mort qu'il n'en dit la proximité, le décès d'un proche étant la seule expérience de la mort que nous puissions vivre au présent. La survie psychique évoque un « appareil de l'âme » atteint dans ses possibilités créatrices, qui ne fonctionne plus qu'au minimum de ses capacités productives. L'histoire du sujet permet rarement de relier cette menace de l'effondrement à un moment tragique, car la temporalité humaine diffracte le trauma et impose la réalité psychique de l'après-coup à l'existence. Cet appareil de liaison, qui permet de symboliser et transformer, est-il simplement en panne ou à reconstruire ? L'attraction du transfert peut-elle substituer « vivre » à « survivre », pour que le monde apparaisse sous un nouveau jour ? À l'heure des canots de sauvetage en Méditerranée, quand l'auto-conservation règne en seul maître, « survivre » perd tout sens métaphorique. Quand « toutes les valeurs de la culture s'inclinent devant la survie » (Imre Kertész) car la terreur ne permet rien d'autre, d'où peut surgir l'espoir, celui de l'histoire et de sa transformation de la catastrophe en expérience ?

  • Alors que Lefranc se remet des émotions du Maître de l'atome, Londres est secouée par une vague d'attentats à la bombe. Bien vite, le reporter découvre que les dates des attentats correspondent toutes à des dates de victoires alliées sur l'occupant nazi pendant la Seconde guerre mondiale. Envoyé à Londres afin de partager sa découverte avec les policiers anglais, Lefranc fait l'objet d'une tentative d'assassinat pendant la traversée de la Manche. Le journaliste réussit à jeter son adversaire à la mer. Dans la bataille, celui-ci perd une boîte contenant une mystérieuse orchidée... Tandis que les alertes à la bombe continuent à se succéder dans la capitale britannique, l'enquête de Lefranc au Royaume-Uni le mettra sur les traces d'une mystérieuse organisation d'anciens nazis baptisée Unsere Welt ("notre monde"), qui semble s'être donné pour but de rayer Londres à tout jamais des atlas de géographie...

  • "L'image arrive souvent sous cette forme : l'analyse touchera à sa fin quand... Ce qui suit a tout d'un inventaire à la Perec : quand elle aimera danser, quand il saura nager sous l'eau, quand il présentera un concours de soliste, quand elle rencontrera un homme autre que "perdu sans collier", quand il pourra penser à rien, quand elle découvrira que j'existe, quand il arrêtera d'avoir faim, quand elle cessera de confondre "faire une analyse" et "faire une scène", quand il (ou elle) prendra une maîtresse, quand elle aura le temps...
    Au fil d'une même analyse, les images changent. Leur valeur prédictive, elle, vaut ce que vaut le bulletin météo. Pour Anaïs l'image était : quand nous pourrons parler tranquillement de la pluie et du beau temps."

  • « Si la jouissance se divise en dix parties, la femme en a neuf et l'homme une seule. » Ainsi s'exprime Tirésias que les aventures mythologiques ont successivement conduit à être homme et femme. La négation, le refoulement dont la sexualité féminine a été l'objet à travers les âges et les cultures sont inséparables des représentations dangereuses et démesurées qui l'accompagnent. « Femme tu es la porte du diable » écrit Tertullien.
    Ce qu'il est convenu d'appeler la « libération sexuelle » a principalement concerné les femmes. À ce bouleversement des représentations sociales de la sexualité correspond-il une transformation psychique équivalente ?

  • « Je resterai intraitable... » Le propos paraît énoncer une loi morale inflexible, et émaner d'un surmoi sans faille. Mais jamais celui dont la morbidité affichée, les symptômes entravants, les addictions immobiles, la sourde douleur, la plainte récurrente, la névrose têtue... jamais celui-là ne proclamera haut et clair qu'il est « intraitable ». Et pourtant, si ce n'est « je », il y a bien un « ça » (ou un moi qui s'ignore) logé quelque part, qui ne veut surtout pas guérir, ni même changer. Comment relever le défi, celui d'un sujet qui adresse consciemment au « traitement psychique » sa demande d'échapper enfin à la souffrance et au malheur, et qui s'entoure secrètement d'une tranchée infranchissable ? C'est la fierté de la psychanalyse de ne pas tourner le dos aux formes les plus insidieuses de la destructivité.

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