• Edition enrichie de Jacques Petit comportant une préface et un dossier sur l'oeuvre. "Quant aux femmes de ces histoires, pourquoi ne seraient-elles pas les Diaboliques ? N'ont-elles pas assez de diabolisme en leur personne pour mériter ce doux nom ? Diaboliques ! il n'y en a pas une seule ici qui ne le soit à quelque degré. Il n'y en a pas une seule à qui on puisse dire le mot de "Mon ange" sans exagérer. Comme le Diable, qui était un ange aussi, mais qui a culbuté, - si elles sont des anges, c'est comme lui, - la tête en bas, le... reste en haut !"

  • Un mystérieux joueur de whist (l'ancêtre du bridge) fait sensation dans le cercle mondain d'une petite ville de province. Qui est ce bel Écossais possédé par le démon du jeu - qui, impassible, gagne toutes les parties ? Quelles relations entretient-il avec la non moins mystérieuse baronne qui reçoit les joueurs, une femme dont la froideur cache une sensualité maléfique ? Le jeu devient bien vite sérieux quand des empoisonnements sont suspectés. Les masques tombent... et le dessous des cartes a l'odeur de la mort.
    Cette magnifique nouvelle, portrait de joueurs désabusés et amoraux, dégage une angoisse diffuse, une fascinante "inquiétante étrangeté".

  • Un vieil officier raconte son amour de jeunesse pour une jeune femme mystérieuse qui vit sous l'étroite surveillance de ses parents : tantôt séductrice et passionnée, tantôt impassible, aussi attirante qu'inquiétante. Est-elle prisonnière? est-elle folle? d'où lui vient l'audace de laisser libre cours à ses pulsions en se lançant à corps perdu, et sans un mot d'explication, dans une relation interdite et dangereuse? L'amour se mêle bientôt à la peur...

    La première nouvelle des Diaboliques, ce recueil qui créa le scandale, où Barbey d'Aurevilly dépeint la femme comme un être supérieur et amoral, insaisissable et menaçant.

  • Femme altière se prostituant dans les rues de Paris ou joueuse de whist au regard lointain, les héroïnes méphistophéliques de ces deux nouvelles sont aussi malfaisantes qu'envoûtantes.

    "Le tuer, pour tout cela? Non! c'était trop doux et trop rapide! Il fallait quelque chose de plus lent et de plus cruel..."

  • «Quand le bonheur est continu, c'est déjà une surprise ; mais ce bonheur dans le crime, c'est une stupéfaction.»

    Partenaires d'escrime, le comte de Savigny et la mystérieuse Hauteclaire Stassin tombent éperdument amoureux. Aussi, lorsque le rang social du comte le contraint d'épouser une autre
    femme, décident-ils d'éliminer l'encombrante rivale. Mais les deux amants peuvent-ils vraiment vivre heureux dans le crime?
    Vivement décriée à sa parution, la nouvelle la plus scandaleuse du recueil Les Diaboliques est un véritable joyau cynique qui consacre le vice contre la vertu.

    Le Bonheur dans le crime est suivi de La Vengeance d'une femme.

    o Objet d'étude : La fiction pour interroger le réel
    o Dossier pédagogique spécial nouveaux programmes
    o Prolongement : Pour aller plus loin à l'oral.

    Classe de quatrième.

  • Mariée à un amant qu'elle adore et pour qui elle a fui sa famille, Jacqueline de Ferjol ne peut se remettre de la mort de celui-ci. Emmurée dans ses souvenirs, cette catholique fervente vit avec leur fille, à travers laquelle elle continue d'aimer le père dans un silence assourdissant. La froideur maternelle et l'arrivée sous leur toit d'un prêtre mystérieux feront basculer l'enfant, réservée et pure, dans une effroyable descente aux enfers...
    Immense succès à sa parution, Une histoire sans nom (1882) a été jugée par son contemporain Léon Bloy comme devant être, « évidemment, un énorme sujet de scandale et d'indignation, bien moins encore par l'implacable netteté du moraliste qui vient étaler de puantes entrailles que par la sereine splendeur du poète qui ne les aperçoit même plus ».

  • Au lendemain des guerres de chouannerie qui ont secoué la Normandie, l'abbé de Croix-Jugan se retire à Blanchelande. Sous son capuchon noir, son visage porte les marques d'un suicide raté et des mutilations infligées par les ennemis des Chouans après la débâcle. Fascinée par cette figure infernale, la belle Jeanne Le Hardouey verra bientôt son destin basculer...« J'ai tâché de faire du Shakespeare dans un fossé du Cotentin », écrivait Barbey d'Aurevilly au sujet de ce récit où Histoire, tragédie et fantastique se mêlent. Hanté par les superstitions paysannes, le sang inapaisé des guerres et la solitude des vaincus, L'Ensorcelée fut salué à sa sortie par Baudelaire, qui y vit un chef-d'oeuvre.

  • Publié pour la première fois en 1845, ce livre est à la fois une biographie et un essai philosophique. Barbey, l'auteur sulfureux des Diaboliques, définit, avant Baudelaire, le dandysme. Mêlant références historiques et détails anecdotiques, il dresse le portrait d'un homme qui soumit à son goût, pendant vingt ans, la high class londonienne. Brummell (1778-1840), "arbitre suprême de l'élégance", fut admiré tant par le futur roi Georges IV que par le poète Lord Byron. Jusqu'au jour où, criblé de dettes, il dut s'exiler en France. Loin de sa cour, Brummell connut vite la déchéance. Ruiné, malade, il séjourna en prison, puis à l'hospice où il mourut dément. Brummell fut la plus haute et la plus tragique incarnation du dandysme. Seul un autre dandy comme Barbey d'Aurevilly pouvait relater cette destinée.

  • La fille ardente et énigmatique de deux sages bourgeois de Normandie ; une enfant chaste et laide qui prend au piège de ses fantasmes le plus grand séducteur de Paris : ces personnages sont diaboliques, comme le sont ces histoires elles-mêmes, dont le dénouement nous laisse sur un étrange malaise. Les Diaboliques : c'est bien le titre que donna leur non moins diabolique auteur, Jules Barbey d'Aurevilly, au recueil dont sont tirés Le Plus Bel Amour de Don Juan et Le Rideau cramoisi. Du silence confiné d'une petite ville aristocratique aux boudoirs parfumés d'un faubourg Saint-Germain sur le déclin, ces deux nouvelles nous mènent au coeur d'un univers intense et légèrement inquiétant, où Proust décelait « la qualité inconnue d'un monde unique ».
    Texte présenté et annoté par Judith Lyon-Caen.
    Texte intégral.

  • « M. Barbey d'Aurevilly est une des plus fortes vocations littéraires que je sache ; et sa maîtresse faculté, sa plus belle force, son plus grand souffle, à lui, c'est l'expression, c'est-à-dire le don de l'irrésistible éloquence...
    L'enthousiasme flambe continuellement dans ce livre et promène sur toutes les pages sa terrible langue de feu, ondoyante et multiple... »
    Léon Bloy

  • « Il y a cent manières d'être ridicule - l'une après l'autre ou toutes à la fois ! » Barbey d'Aurevilly « Barbey, vous aviez tout prévu, la société du comique, les torchons people, le règne du buzz, les journaux gratuits, l'agonie de la presse écrite et celle de la vie privée. » Jean-Marc Parisis

  • Roman historique et roman d´aventures, il raconte une belle histoire d´amour dans le Cotentin de l´auteur. Le héros est un « Chouan » (royaliste) et un agent secret, dont les fréquentes traversées de la Manche, au nez et à la barbe des Républicains en font un gibier de choix. Victime d´une trahison, il est capturé et condamné à la guillotine. Douze de ses compagnons d´armes les plus résolus parviendront-ils à le libérer à temps ?
    Cette épopée, basée sur un fait réel, est contée trente ans plus tard par la seule femme ayant participé à la périlleuse entreprise. Le petit cercle d´amis, royalistes désenchantés, est heureux de revivre un passé dramatique et glorieux. Le rythme de l´action, d´abord un peu lent, s´accélère ensuite : les amateurs d´émotions fortes ne sont pas déçus.

  • « J'ai aimé trois ans une femme horrible... Elle était taillée pour le crime (elle en avait commis) et quand je la tenais sous moi, il me semblait que je tenais la métempsychose de Lucrèce Borgia... Le Diable m'avait crocheté à ce monstre, de la plus pure et de la plus calme beauté. J'en étais assoiffé. Mon amour ressemblait à de l'ivrognerie. »
    Jules Barbey d'Aurevilly

  • La Bague d´Annibal est une oeuvre romanesque de Jules Barbey d'Aurevilly rédigée en décembre 1834, en une nuit selon les dires de l'auteur : « Oui, Aloys a été moi dans le temps où j'écrivis, en une seule nuit... » (Lettre du 31 octobre 1851).
    En 1834 et en 1835, aucun éditeur n'accepta le texte, trop peu conventionnel, mi-poème, mi-roman. Le texte paraît en 1842 dans Le Globe, journal auquel Barbey d'Aurevilly collabore alors.
    Ce texte offre un portrait singulier de Barbey et de son dandysme...
    Cet eBook enrichi, spécialement édité pour la lecture numérique, contient :

    - une table des matières dynamique - une biographie de Jules Barbey d'Aurevilly - le texte complet La Bague d'Annibal

  • Ce texte est l'une des plus célèbres des six nouvelles du sulfureux recueil Les Diaboliques. Cette histoire cynique et amorale raconte la passion adultérine dévorante qui unit le comte Serlon de Savigny à la belle Hauteclaire Stassin, maîtresse d'armes avec qui il aime à croiser le fer. Mais le comte est marié...

  • A quoi ressemble l´Académie française en 1863 ? La dernière décennie du Second Empire est une vraie période creuse : ministres tombés, gloires déchues, auteurs passés de mode, tranquilles opposants de principe au régime en place... A part Victor Hugo et Mérimée, elle ne déborde pas de génies.
    Barbey d´Aurevilly est un écrivain qui se délecte à dépeindre toutes les nuances de la médiocrité. L´Académie est une province plus secrète que son Cotentin natal ; il ajoute pour la décrire une ironie assassine. Le « connétable des lettres » montre de la pointe du sabre les usurpateurs occupant ces fauteuils qui auraient dû revenir, l´année où ils ont été élus, à Théophile Gautier, Honoré de Balzac, Alexandre Dumas, Charles Baudelaire, Stendhal... Barbey se fait leur vengeur. Lui qui aime jouer avec des encres de couleurs, ses manuscrits en témoignent, trempe ici sa plume dans le vitriol et l´arsenic, l´encre antipathique, sa meilleure.

  • BnF collection ebooks - "Pendant que les Prussiens obusaient Paries, je lisais Goethe. La librairie Hachette m'avait envoyé, avant le siège, pour en rendre compte dans un journal, la traduction des ses OEuvres complètes, et, entre deux gardes, je les étudiais revenant, pour les affermir ou pour les jeter bas en moi, à des opinions que j'avais déjà exprimées..."BnF collection ebooks a pour vocation de faire découvrir en version numérique des textes classiques essentiels dans leur édition la plus remarquable, des perles méconnues de la littérature ou des auteurs souvent injustement oubliés. Tous les genres y sont représentés : morceaux choisis de la littérature, y compris romans policiers, romans noirs mais aussi livres d'histoire, récits de voyage, portraits et mémoires ou sélections pour la jeunesse.

  • Entre réalisme et fantastique, aux limites du blasphème, l'oeuvre romanesque de Jules Barbey d'Aurevilly exalte des héroïnes aux passions invincibles...Léa(1832), cette longue nouvelle décrit l'amour interdit d'un jeune homme pour une jeune fille condamnée,Une vieille maîtresse(1851) raconte le mariage impossible du libertin, impétueux et tendre Ryno (double de l'auteur) et de Hermangarde "au teint pétri de lait et de lumière", union empoisonnée par le désir jamais éteint du premier pour la Vellini, son ancienne maîtresse,L'Ensorcelée(1852), c'est l'amour aussi fou que vain que Jeanne voue à l'abbé de la Croix-Luzan,Un prêtre marié(1864) est l'histoire terrible d'un prêtre acquis aux causes de la révolution, défroqué et père d'une sublime Calixte. Il revient au pays avec sa fille vivre une retraite qu'il croit méritée. Mais scandale et superstition l'attendent,Les Diaboliques(1874) est un recueil de six nouvelles qui mettent en scène des femmes très belles, mais habitées par le démon,Une histoire sans nom(1882) est celle d'un moine qui prêche l'enfer et dont la route croise celle d'une jeune femme innocente et somnambule... (Pour la petite histoire, cette héroïne perturbée éprouve le besoin de se faire continûment saigner ; cette pathologie réelle a pris son nom, le syndrome de Ferjol.)

  • Les deux nouvelles présentées ici sont issues du recueil Les diaboliques dont Barbey disait :"les diaboliques ne sont pas des diableries, ce sont des diaboliques : des histoires réelles de ce temps civilisé et si divin que, quand on s'avise de les écrire, il semble que ce soit le diable qui ait dicté...".
    Dans chacune, un troublant, portrait de femme portée par sa détermination et sa duplicité.
    L'une consacre sa vie à un homme qu'elle fait complice d'un crime parfait.
    LL'autre, grande aristocrate, se sacrifie pour venger de façon spectaculaire le massacre de son amant.

    Durée : 3h15

  • La collection Fichebook vous offre la possibilité de tout savoir du chef-d'oeuvre de Jules Barbey d'Aurevilly grâce à une fiche de lecture aussi complète que détaillée.
    La rédaction, claire et accessible, a été confiée à un spécialiste universitaire.
    Cette fiche de lecture répond à une charte qualité mise en place par une équipe d'enseignants.
    Cet eBook contient :
    - Une table des matières dynamique
    - La biographie de Jules Barbey d'Aurevilly
    - La présentation de l'oeuvre
    - Le résumé détaillé (chapitre par chapitre)
    - Les raisons du succès
    - Les thèmes principaux
    - L'étude du mouvement littéraire de l'auteur
    Notre travail éditorial vous offre un grand confort de lecture, spécialement développé pour la lecture numérique.

  • La collection Fichebook vous offre la possibilité de tout savoir du chef-d´oeuvre deJules Barbey d'Aurevilly grâce à une fiche de lecture aussi complète que détaillée.
    La rédaction, claire et accessible, a été confiée à un spécialiste universitaire.
    Cette fiche de lecture répond à une charte qualité mise en place par une équipe d´enseignants.
    Cet eBook contient :


    - Une table des matières dynamique - La biographie de Jules Barbey d'Aurevilly - La présentation de l´oeuvre - Le résumé détaillé (chapitre par chapitre) - Les raisons du succès - Les thèmes principaux - L'étude du mouvement littéraire de l´auteur Notre travail éditorial vous offre un grand confort de lecture, spécialement développé pour la lecture numérique.

  • Les esprits qui ne voient les choses que par leur plus petit côté ont imaginé que le dandysme était surtout l´art de la mise, une heureuse et audacieuse dictature en fait de toilette et d´élégance extérieure. Très certainement c´est cela aussi ; mais c´est bien davantage.

  • « Ceci est presque aussi difficile à décrire qu'à définir. Les esprits qui ne voient les choses que par leur plus petit côté, ont imaginé que le Dandysme était surtout l'art de la mise, une heureuse et audacieuse dictature en fait de toilette et d'élégance extérieure. Très certainement c'est cela aussi ; mais c'est bien davantage. Le Dandysme est toute une manière d'être, et l'on n'est pas que par le côté matériellement visible. C'est une manière d'être, entièrement composée de nuances, comme il arrive toujours dans les sociétés très vieillies et très civilisées, où la comédie devient si rare et où la convenance triomphe à peine de l'ennui. Nulle part l'antagonisme des convenances et de l'ennui qu'elles engendrent ne s'est fait plus violemment sentir au fond des moeurs qu'en Angleterre, dans la société de la Bible et du droit, et peut-être est-ce de ce combat à outrance, éternel, comme le duel de la Mort et du Péché dans Milton, qu'est venue l'originalité profonde de cette société puritaine, qui donne dans la fiction Clarisse Harlowe, et lady Byron dans la réalité. Le jour où la victoire sera décidée, il est à penser que la manière d'être qu'on appelle Dandysme sera grandement modifiée, si elle existe encore ; car elle résulte de cet état de lutte sans bout entre la convenance et l'ennui. »

empty